Milan

Milan
Nom italien Milano
Pays Italie
Région
Lombardie
Province
Milan
code ISTAT 015146
code postal 20100
Préfixe tel 02
Coordonnées Latitude: 45° 28′ 0′′ Nord
Longitude: 9° 10′ 0′′ Est
Altitude 120 m
Superficie 182 km2
Population 1 308 735 - (31-12-2005)
Densité 7 190,85 hab./km2
Code cadastral F205
Gentilé milanesi ou meneghini, en français les Milanais
Saint patron Saint Ambroise
Fête patronale 7 décembre

Milan (en italien, Milano, du latin Mediolanum, en Lombard Milan [mi'lã:], comme en Français) se situe au nord de l'Italie où elle est la capitale de la région Lombardie, au centre de la plaine du Pô. La ville même compte 1.3 millions d'habitants tandis que l'agglomération est la plus grande du pays (3,9 millions d'habitants), comme l'aire urbaine qui avec 7.5 millions d'habitants est par ailleurs la troisième d'Europe, après Paris et Londres. Elle est le siège de la bourse Italienne et représente un grand pôle d'attraction pour les sièges administratifs de divers multinationales. Ainsi, Milan est une ville mondiale, au même titre que Singapour, Los Angeles ou Hong Kong[1], industrielle, commerciale, financière et universitaire elle est considerée comme la capitale économique de l'Italie ainsi que comme la capitale du nord du pays.

Sommaire [masquer]
1 Géographie
2 Historique
3 Chronologie
4 Monuments
5 Transports
5.1 Aéroports
5.2 Métro
5.3 Tramways
5.4 Chemins de fer urbains et suburbains
6 La Milan du futur
7 Culture
7.1 Sport
7.2 Cuisine et gastronomie
8 Personnalités milanaises
9 Blasonnement
10 Administration
10.1 Hameaux
10.2 Communes limitrophes
11 Jumelages
12 Voir aussi
13 Liens externes



Géographie [modifier]
La ville est implantée dans une zone de plaine dans la partie occidentale de la Lombardie. Elle est située en plein milieu d'une zone marécageuse (La "Bassa") et est installée sur une avancée de terre sèche. La métropole est irriguée par de petites rivières, le Lambro, l'Olona, le Seveso, et par plusieurs canaux, Naviglio Grande, Naviglio Pavese, Martesana. Elle se trouve à 25 km à l'est du Tessin, à 25 km à l'ouest de l'Adda, à 35 km au nord du Pô et à 50 km au sud du lac de Côme et de la frontière suisse.

Milan est au carrefour de plusieurs voies de communication d'importance régionale, nationale et internationale : elle est reliée à Turin, à Gênes, à l'axe de l'Émilie-Romagne, à l'axe Brescia-Vénétie, à Bergame et aux vallées Orobiques, aux traversées alpines de la Valteline (Val Venosta, Engadine et haute vallée du Rhin), au Tessin (San Bernardino, Lucomagno et saint-Gothard), au col du Simplon. Cette position, associée à la fertilité de son territoire, est le principal facteur qui explique son histoire et son rôle tant à l'égard de la nation italienne que des pays transalpins.


Historique [modifier]
Milan fut créée par les Celtes, les Insubres, une tribu probablement autochtone qui avait fait partie à l'époque préhistorique de la culture de Golasecca. D'après Tite-Live, la ville aurait été fondée par des Gaulois Bituriges emmenés par Bellovesos, neveu du roi mythique Ambigatos. Après avoir été la plus importante ville des Gaulois Insubres. En -222 elle fut conquie par les Romains, suivie d'un âpre assiègé, des Consules romains Gneo Cornelio Scipione Calvo e Marco Claudio Marcello, la conquête fut contrastée par la descente d'Hannibal à laquelle la population locale dut s'allier. Ce fut seulement dans les premières années du IIe siècle av. J.-C. que les insubres et les Boïens s'assujettirent à la domination romaine.

Les Romains nous ont transmis le nom de la ville comme Mediolanum ("au milieu de la plaine"), probablement adaptation d'un toponyme celtique. La légende raconte qu'à l'arrivée des Romains, les Insubres prelevèrent les ensègnes dorée, placée dans le temple de Minerve, pour les emmener en lieu sûr, en montagne.

L'importance militaire, politique et économique la porta à être insignée du titre de municipalité et puis de colonie imperiale, afin de devenir chef-lieu de la province de Aemilia et Liguria puis en 382 Gratien déplace officiellement la cour impériale de Rome à Milan jusqu'en 402 où la cour se déplace à Ravenne.

Au Moyen Âge et à l'Époque moderne ce fut la capitale d'un duché tenu d'abord par la famille Visconti. Sa dynastie tint la ville jusqu'en 1447, puis elle céda la place à la famille Sforza. Les rois de France (Valois-Orléans) revendiquant des droits dynastiques sur le duché de Milan participèrent aux guerres d'Italie à la Renaissance. La ville fut conquise par les Espagnols puis les Autrichiens avant de faire partie de la république cisalpine sous Napoléon Bonaparte.

Milan est également siège épiscopal. Furent évêques de Milan :

Saint Ambroise
Saint Charles Borromée

Corso Dante
Chronologie [modifier]
382 : La cour impériale s'installe à Milan jusqu'en 402
539 : Milan est pris par les Ostrogoths
1277 : Ottone Visconti dirige Milan.
1295 : Mateo Visconti prend le pouvoir à Milan.
1386 : Construction du Dôme de Milan.
1447 : Fin de la domination de la dynastie Visconti à Milan.
1450 : Francesco Sforza devient duc de Milan.
1848 : comme de nombreuses villes européennes, Milan se soulève.

Monuments [modifier]
Le Dôme, il Duomo
L'opéra La Scala
La basilique Saint Ambroise
L'église Santa Maria delle Grazie, où l'on peut voir La Cène, tableau de Léonard de Vinci
Le château construit au XVe siècle par Francesco Sforza, il Castello Sforzesco
La Galleria Vittorio Emanuele, surnommée "Il Salotto di Milano" (Le Salon de Milan). Cette place couverte vitrée rassemble les magasins les plus chers du monde et les restaurants les plus chics. On peut y admirer de superbes arcades ainsi qu'une magnifique coupole de fer et de verre.
L'église Saint-Alexandre, qui comptait 144 000 reliques au XIXe siècle.

Les foyers de la Renaissance artistique en Italie :
Nord : Venise, Padoue, Ferrare, Mantoue, Milan, Parme.
Centre : Florence, Urbino, Pérouse
Sud : Rome.Le Musée Bagatti Valsecchi -- une maison historique du XIXe siècle avec collections d'objects et d'art décoratifs, de l'époque de la Renaissance italienne disposées selon les desires des propriétaires originaux, et donc la maison est une veritable témoignage du style aristocratique du temps
Le Cheval de Léonard

Transports [modifier]

Aéroports [modifier]
Milan est desservi par trois aéroports, situés dans l'agglomération du Grande Milano.

l'aéroport international de Malpensa, qui est situé dans la province de Varèse, est le plus grand aéroport de de la ville faisant des voyages intercontinentals et est relié au centre ville par une navette ferroviaire, le Malpensa Express et par diverses lignes de bus. Il est le deuxième aéroport d'Italie après Aéroport Léonard-de-Vinci de Rome Fiumicino.

L'aéroport de Linate, plus proche, est réservé aux lignes intérieures ou européennes et aux compagnies à bas prix. Il se trouve à l'est de la ville et est desservi par la ligne de bus n° 73.

Enfin, à Bergame, se trouve l'aéroport d'Orio al Serio, international, il est utilisé principalement par les vols charters, le fret et certains services à bas prix.

Globalement, les trois aéroports de Lombardie gèrent un trafic annuel de 34 millions de passagers environ, et constituent le plus important système aéroportuaire d'Italie (C'est dans cette région que se concentre la plus grande part du trafic aérien italien).


Métro [modifier]
Le métro milanais comprend trois lignes : M1, rossa (rouge), M2, verde (verte) et M3, gialla (jaune).

Le réseau est géré par l'ATM et se distingue par son logo « M » blanc sur fond rouge. Il s'étend sur plus de 80 km. De la station de Cascina Gobba (M2), part en outre une ligne de métro automatique qui la relie à l'hôpital universitaire voisin San Raffaele (métro San Raffaele)

L'extension du réseau est en cours ou programmée : prolongement en cours de la ligne M3 sur 15 km environ et 10 nouvelles stations ; construction de la nouvelle ligne M5, qui devrait entrer en service en 2008 ; les lignes M4 (liaison directe avec l'aéroport de Linate) et M6 sont en cours d'étude.


Tramway à Milan
Tramways [modifier]
Les tramways font partie du paysage milanais. Ils se partagent, avec les voitures, la chaussée. C'est l'un des réseaux de tramways les plus étendus du monde avec 287 km de voies qui desservent l'ensemble du Grand Milan.


Chemins de fer urbains et suburbains [modifier]
Le « Service ferroviaire suburbain » (lignes « S »), composé globalement de huit lignes suburbaines (10 à partir de 2008), dessert une grande partie de l'aire métropolitaine milanaise (le Grand Milan), et d'autres centres voisins importants (Saronno, Varèse, Côme, Novare, etc.). Ces lignes, qui constituent un réseau express régional, sont exploitées conjointement par Trenitalia et les Ferrovie Nord Milano. Les 8 lignes S sont cadencées au mininum à la demi-heure, de 6h du matin à 0h30, tous les jours de l'année. Les trains passent chaque heure aux mêmes minutes (horaire cadencé) et desservent toutes les stations de la ligne. À Milan, on l'emprunte avec un billet urbain.

Après l'achèvement du Passante ferroviario, ligne traversant Milan et intégrée au réseau « S », est en cours d'étude une seconde transversale Passante qui traversera la ville à l'ouest..

Le « Service ferroviaire régional (lignes « R ») relie Milan au reste de la Lombardie et au réseau ferroviaire national.

Les trois réseaux de transport sont bien distincts et reconnaissables de l'extérieur des stations et aux arrêts grâce à des pannonceaux lumineux indiquant M, S ou R, facilitant ainsi les correspondances entre les systèmes.


La Milan du futur [modifier]

Le projet pour le quartier Fiera (CityLife).Aujourd'hui, la ville connaît un profond revirement du point du vue architectural avec notamment la réalisation d'une part, d'opération de requalification urbaine de vastes quartiers et d'autre part de grands chantiers qui cherchent, à travers une architecture ambitieuse, à exprimer la vitalité économique de Milan.

C'est le cas de la nouvelle "fiera di Milano", la rénovation du theâtre de la Scala, du projet Citylife qui comprendra trois gratte-ciel de hauteurs comprises entre 180 et 216 mètres, la bibliothèque européenne, le quartier S.Giulia, la "citta della moda" qui culminera au plus haut à 190 mètres de haut, le gratte-ciel du futur siège de la région Lombardie (160 m), les deux gratte-ciel Vaserine qui atteindront 120 et 130 mètres, l'immeuble Sesto S.Giovanni (110 m), un projet de gratte-ciels à plus de 215 mètres, un autre d'hôtel de ville de 150 mètres de haut et un dernier projet nommé Famagosta (150 m).

Touts ces projets vont profondemment modifié la "skyline" (vue d'ensemble) de la métropole milanaise, qui ne sera plus dominé par "Il Duomo" ni par la très ancienne silhouette du gratte-ciel Pirelli ou l'intriguant immeuble Velasco qui date des années 1950 (106 m), mais par de nouvelles constructions d'immeubles de grande hauteurs qui rivaliseront à l'échelle européenne avec ceux de quartier comme La Défense à Paris ou de la City à Londres.


Culture [modifier]

Sport [modifier]
Le sport principal est bien sur le football qui occupe une grande place dans le c½ur de tout Italien, et encore plus dans ceux des Milanais avec les deux grands clubs installés dans la ville qui sont l'Inter Milan (Nerazzuri) et le Milan AC (Rossoneri), d'ailleurs, les deux équipes jouent dans le même stade, le fameux, San Siro qui est le théatre des plus grands matchs du championnat Italien et des coupes européennes.Les derbys sont toujours très chauds, mais "i cugini" (les cousins) se respectent.


Cuisine et gastronomie [modifier]
Les restaurants sont surtout concentrés dans le centre historique, et les quartiers de Brera '. En général, dans le centre historique et à Brera, on trouve des restaurants plus sophistiqués et élégants, et aux Navigli, des restaurants plus rustiques, comme les trattorie et osterie. On trouve aussi de nombreux restaurants ethniques qui sont une alternative à la cuisine traditionnelle. À Milan, on mange bien, mais le prix d'un repas est moyennement élevé.

Les plats typiques de la cuisine milanaise sont :

risotto à la milanaise,
escalope à la milanaise (en italien cotoletta alla milanese)
osso buco
cassoeula
panettone
michetta

Personnalités milanaises [modifier]
Claudio Abbado
Maria Gaetana Agnesi
Sant'Agostino
Luigi Albertini
Alberto da Giussano
Alboino
Gino Alemagna
Sant'Ambrogio
Giorgio Ambrosoli
Ansperto
Ariberto d'Intimiano
Giorgio Armani
Arnolfo
San Barnaba
Béatrice d'Este
Cesare Beccaria
Belloveso
Luca Beltrami
Giovanni Berchet
Teresa Berganza
Silvio Berlusconi
Carlo Bertolazzi
Enzo Biagi
Giovanni Ambrogio Biffi
Giorgio Bocca
Umberto Boccioni
Ferdinando Bocconi
Adolfo Bogoncelli
Arrigo Boito
Enrico Bombieri
Valentino Bompiani
Mike Bongiorno
Bonvesin della Riva
Senatore Borletti
Francesco Saverio Borrelli
Pietro Borsieri
Ruggero Giuseppe Boscovich
Piero Bottoni
Alfredo Bracchi
Bramante (Donato di Pascuccio di Antonio)
Bramantino (Bartolomeo Suardi)
Gino Bramieri
Ernesto Breda
Giovanni Brera
Francesco Brioschi
Vittore Buzzi
Maria Callas
Carlo Camerana
Davide Campari
Antonio Canova
Cesare Cantù
Gianni Caproni
Caravaggio (Michelangelo Merisi)
Girolamo Cardano
San Carlo Borromeo
Carlo Carrà
Panfilo Castaldi
Carlo Cattaneo
Felice Cavallotti
Eugenio Cefis
Adriano Celentano
Giuseppe Colombo
Enrica Collotti Pischel
Federico Confalonieri
Bernardino Corio
Cesare Correnti
Costantino
Bettino Craxi
Enrico Cuccia
Vincenzo Cuoco
Emilio Dandolo
Enrico Dandolo
Giovanni D'Anzi
Ernesto De Angeli
Giorgio de Chirico

Emilio de Marchi
Filippo De Pisis
Victor de Sabata
Ardito Desio
Renzo De Vecchi
Diocleziano
Raffaele Durante
Carlo Erba
Eugène de Beauharnais
Giorgio Enrico Falk
Federico Borromeo
Giangiacomo Feltrinelli
Inge Feltrinelli
Filarete (Antonio Averulino)
Francesco Filelfo
Cardinale Ferrari
Virgilio Ferrari
Edoardo Ferravilla
Dario Fo
Lucio Fontana
Vincenzo Foppa
Enrico Forlanini
Paolo Frisi
Giorgio Gaber
Galdino
Carlo Emilio Gadda
Dina Galli
Ignazio Gardella
Aldo Garzanti
Agostino Gemelli
San Gervasio
Ludovico Geymonat
Antonio Ghiringhelli
Riccardo Giacconi
Melchiorre Gioia
Don Angelo Gnocchi
Paolo Grassi
Julien Green
Antonio Greppi
Tommaso Grossi
Francesco Hayez
Ulrico Hoepli
Ferdinando Innocenti
Enzo Jannacci
Riccardo Jucker
Anna Kuliscioff
Ugo La Malfa
Emilio Lancia
Landolfo Cotta
Landolfo da Carcano
Lanzone della Corte
Leonardo da Vinci
Licinio
Pompeo Litta
Lodovico il Moro
Clara Maffei
Ercole Marelli
Carlo Maria Maggi
Angelo Majo
Giovanni Malagodi
Alessandro Manzoni
Filippo Tommaso Marinetti
Carlo Maria Martini
Pietro Mascagni
Massimiano
Enrico Mattei
Raffaele Mattioli
Achille Mauri
Piero Mazzarella
Valentino Mazzola
Giuseppe Meazza
Giovanni Angelo Medici (Pie IV)
Francesco Melzi d'Eril
Cesare Merzagora
Mina

Arnoldo Mondadori
Eugenio Montale
Indro Montanelli
Mario Monti
Vincenzo Monti
Giovan Battista Montini (Paul VI)
Gian Giacomo Mora
Angelo Motta
Bruno Munari
Benito Mussolini
Riccardo Muti
Giovanni Muzio
Giulio Natta
Gaetano Negri
Giovanni Pallavicino
Giuseppe Parini
Ferruccio Parri
Silvio Pellico
Francesco Petrarca
Giuseppe Piermarini
Guido Piovene
Alberto Pirelli
Gian Giacomo Poldi Pezzoli
Gino Pollini
Giovanni Polvani
Gio Pomodoro
Gio Ponti
Carlo Porta
Luigi Porro Lambertenghi
Miuccia Prada
Giuseppe Prina
San Protasio
Salvatore Quasimodo
Alberto Rabagliati
Johann Joseph Franz Karl Radetzki
Achille Ratti (Pie XI)
Arrigo Recordati
Giulio Ricordi
Angelo Rizzoli
Cesare Romagnosi
Aldo Rossi
Medardo Rosso
Giuseppe Rovani
Edilio Rusconi
Gabriele Salvatores
Giovanni Schiaparelli
Amatore Sciesa
Tino Scotti
Giovanni Segantini
Ludovico Settala
Manfredo Settala
Massimo Moratti
Angelo Moratti
Francesco Sforza
Francesco II Sforza
Massimiliano Sforza
Cicco Simonetta
Mario Sironi
Edoardo Sonzogno
Ettore Sottsass
Saul Steinberg
Stendhal
Antonio Stoppani
Giorgio Strehler
Ildefonso Schuster
Nanni Svampa
Emilio Tadini
Renata Tebaldi
Carlo Tenca
Teodosio
Giuseppe Terragni
Delio Tessa
Vincenzo Torriani
Arturo Toscanini
Emilio Treves

Gian Giacomo Trivulzio
Filippo Turati
Davide Maria Turoldo
Franca Valeri
Leo Valiani
Giuseppe Verdi
Orio Vergani
Luigi Veronesi
Umberto Veronesi
Alessandro Verri
Pietro Verri
Barnabò Visconti
Filippo Maria Visconti
Gian Galeazzo Visconti
Luchino Visconti
Matteo Visconti
Ottone Visconti
Elio Vittorini
Alessandro Volta
Adolfo Wildt
Marco Zanuso
Bernardino Zenale



Blasonnement [modifier]
D'argent à la croix de gueules.

Administration [modifier]
Liste des maires (sindaci) successifs
Période Identité Parti Qualité
20 juin 1993 - 11 mai 1997 Marco Formentini Ligue du Nord -
11 mai 1997 - 14 mai 2001 Gabriele Albertini Forza Italia -
14 mai 2001 - 30 mai 2006 Gabriele Albertini Forza Italia -
30 mai 2006 Letizia Moratti Maison des libertés -
Toutes les données ne nous sont pas encore connues.





Hameaux [modifier]

Communes limitrophes [modifier]
Arese, Assago, Baranzate, Corsico, Peschiera Borromeo, Rho, Sesto San Giovanni, Cormano, Cologno Monzese, Bresso, Novate Milanese, Vimodrone, Pero, Segrate, Settimo Milanese, Cusago, Cesano Boscone, Trezzano sul Naviglio, San Donato Milanese, Buccinasco, Rozzano, Opera


Jumelages [modifier]
Birmingham, Angleterre depuis 1966
Lyon, France depuis 1966
Francfort, Allemagne depuis 1971
Canton, Chine depuis 1988
Montréal, Québec depuis 1996 (novembre), protocole d'échange et de coopération
Chicago, États-Unis

Voir aussi [modifier]
Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Milano.

Liste des villes italiennes de plus de 25 000 habitants

Liens externes [modifier]
Catégorie Milan de l'annuaire dmoz.
(it) L'histoire de Milan, ville, personnages, art, chronologie
(it) Transports en commun : évaluer un parcours
Portail de l'Italie – Accédez aux articles de Wikipédia concernant l'Italie.

Récupérée de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Milan »
Catégories : Ville d'Italie • Commune de la province de Milan • Commune de la région Lombardie • Milan • Mégapole

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# Posté le mercredi 04 avril 2007 10:18

Berlin

Berlin

Superficie 891.82 km²
5 370 km² Aire Metro
Population 3 399 511 (06/2006)
3 675 000 Aire Urbaine
4 262 480 Aire Metro
Densité 3 812 hab/km²
Altitude 34 - 115 m
Code postal 10001-14199
Indicatif téléphonique +49-30
Politique
NUTS DE3
Pays Allemagne
Land Berlin
Quartiers 12 Bezirke (arrondissements)
Bourgmestre Klaus Wowereit 2001/2006 et 2006/2011
Partis au pouvoir SPD / Linkspartei 2001/2006 et 2006/2011
Site Web www.berlin.de

Berlin est la capitale de la République fédérale d'Allemagne.

Sommaire [masquer]
1 Généralités
2 Histoire
3 Politique et administration
4 Quartiers
5 Un tour dans Berlin
5.1 Dans le centre-est
5.2 Dans le centre-ouest
5.3 Le nouveau Berlin aux alentours de la Potsdamer Platz
5.4 Le quartier du gouvernement
5.5 Autres quartiers
6 Culture
6.1 Quelques musées
6.1.1 Île des Musées
6.2 Quelques théâtres
6.3 Cinéma
6.4 Opéras
6.5 Orchestres et chorales
6.6 Universités
7 Les transports dans Berlin
8 Personnages célèbres
9 Divers
10 Voir aussi
10.1 Notes
10.2 Liens internes
10.3 Bibliographie
10.4 Liens externes



Généralités [modifier]
Si Berlin est redevenue en droit la capitale de l'Allemagne dès le 3 octobre 1990, il a fallu un vote très tendu et très serré (21 juin 1991) au Bundestag pour que la décision soit prise de transférer effectivement les institutions de Bonn à Berlin. Le transfert du gouvernement et du chancelier à Berlin a eu lieu en 1999. Par référendum, les électeurs de Berlin et du Land de Brandebourg ont refusé l'unification de leurs Länder en 1996 (sous le nom proposé de "Prusse"). Pour les promoteurs de cette proposition, l'objectif était de créer une région-capitale importante, le projet reste d'ailleurs d'actualité, et une nouvelle consultation devrait se tenir quand l'opinion sera jugée prête par les dirigeants politiques.


Histoire [modifier]
Voir l'article Histoire de Berlin.
Berlin a été fondée aux alentours de 1200. Son nom aurait une étymologie d'origine slave et viendrait probablement du terme sorabe : barlen ou berlén, qui désigne des grillages en bois placés en certains endroits de la Spree par les pêcheurs. En 1307, elle est agrandie par l'unification des villes de Berlin et Cölln, Berlin est donc une ville assez ancienne, même s'il reste peu de monuments ou de souvenirs de cette époque. Quelques restes sont à voir dans le Nikolaiviertel, à côté de l'hôtel de ville. En fait, visiter Berlin laisse une impression de totale discontinuité, reflétant l'évolution de l'histoire de l'Allemagne, notamment au XXe siècle.

Au XIVe siècle, Berlin est la ville principale de la Marche de Brandebourg. La croissance de Berlin s'accompagne d'une envie d'indépendance et, pour résister aux princes allemands, elle s'allie à la Hanse en 1430. La publication des thèses de Martin Luther au XVIe siècle y connaît un fort succès et Berlin devient alors essentiellement protestante. La Guerre de Trente Ans (1618-1648) laisse la ville exsangue.

Avec la paix et le Grand Électeur Frédéric-Guillaume, Berlin se reconstruit et retrouve sa magnificence. Elle s'agrandit, et de nouvelles villes, qui deviendront des quartiers comme Friedrichstadt, sont créées. Elles accueillent les protestants fuyant la France après la révocation de l'Édit de Nantes en 1685. Sous les rois de Prusse, la ville s'étend et est aménagée comme lieu de résidence royale. C'est aussi un lieu qui attire les étrangers et les intellectuels : Frédéric II, qui se veut un despote éclairé, invitera Voltaire à sa cour. Elle sera occupée par les armées de Napoléon en 1806 .


Plan de Berlin en 1737Avec le XIXe siècle, Berlin s'industrialise et accueille des sidérurgies et des usines de textile. En 1871, Berlin devient la capitale de l'Empire allemand qui vient d'être créé, notamment grâce à Bismarck. Après la Première Guerre mondiale, alors que l'empire allemand est dissous et laisse place à la République de Weimar, Berlin est maintenue capitale.

La ville voit la prise de pouvoir des Nazis (incendie du Reichstag en 1933), et devient le siège du pouvoir dictatorial de Hitler. Elle est alors durant la Seconde Guerre mondiale une cible prioritaire des bombardements alliés. La Bataille de Berlin avec les forces soviétiques est acharnée et les dégâts sont considérables : de 1939 à 1945, la population chute de 4,3 à 2,8 millions d'habitants ; la ville est en grande partie détruite, le centre-ville un désert de ruines, débarrassées par les « femmes des ruines ».

Cependant Berlin n'est pas, contrairement à une idée reçue, la ville la plus détruite d'Allemagne. En 1945, 20% des logements sont dits "inhabitables", ce qui est un taux relativement faible par rapport à d'autres cibles de l'aviation britannique, comme Dresde, Francfort ou Cologne. Les bombardements alliés se sont concentrés sur les quartiers centraux, mais ont épargné volontairement des zones proches des aéroports que l'on souhaitait utiliser après la fin des hostilités. De plus, la faible densité de Berlin, (moins de la moitié de celle de Paris), la largeur des boulevards, les nombreux espaces verts ont empèché de nombreuses munitions d'atteindre un objectif. Enfin les bombardements alliés les plus meurtriers et les plus destructeurs furent ceux, de sinistre mémoire, de Hambourg et de Dresde, du fait de techniques mixtes, mêlant explosifs et torches incendiaires, aux effets combinés dévastateurs. Ces formules n'ont jamais réussi à Berlin.


Les quatre secteurs d'occupation de Berlin. Après 1948, la zone bleutée devient une enclave, Berlin-Ouest.Enfin la plupart des monuments importants ont été reconstruits ou restaurés, surtout depuis 1989, la plus grande part du patrimoine important se trouvant jusqu'alors à "Berlin-Est". Ainsi, à l'instar de Munich, le visage actuel de Berlin a bien moins changé par rapport à l'avant guerre que celui d'autres villes allemandes.

À la fin de la guerre, Berlin est séparée en quatre secteurs d'occupation : américain, britannique, français et soviétique. Les secteurs américain, britannique et français sont regroupés et forment Berlin-Ouest tandis que le secteur soviétique devient Berlin-Est et capitale de la RDA. Durant la Guerre froide, Berlin constitue un point de discorde entre les deux blocs et l'URSS de Staline qui cherche à faire pression sur le bloc de l'Ouest en organisant un blocus à partir du 24 juin 1948. Les Américains y répondent dès le lendemain par un pont aérien qui dure jusqu'à la fin du blocus en mai 1949, transportant près d'un million neuf cent mille tonnes de ravitaillement (dont 80 % de charbon).

Les 16 et 17 juin 1953, Berlin-Est est le théâtre d'un soulèvement d'ouvriers contre les hausses des normes de productivité exigées par le régime. Très vite les manifestations tournent à l'insurrection contre le pouvoir communiste de la RDA.


Pancarte du Check point CharlieL'armée soviétique intervient pour ce qui sera le premier écrasement militaire d'un mouvement d'émancipation dans un pays du bloc soviétique. Symboliquement, la RFA décide de faire du 17-Juin sa fête nationale, et l'artère ouest-berlinoise menant à la porte de Brandebourg est rebaptisée Strasse des 17. Juni (rue du 17 juin, en allemand). Le 13 août 1961, le Mur de Berlin est construit entre les deux parties de la ville par les autorités est-allemandes avec l'aval des Soviétiques afin d'empêcher les Berlinois de l'Est de fuir à l'Ouest. Jusqu'à la chute du mur le 9 novembre 1989, chaque moitié de Berlin se veut une vitrine idéologique de son camp. Berlin-Est est la capitale choyée de la RDA (grandes réalisations architecturales plus ou moins heureuses, vie culturelle dense et relativement libre), tandis que Berlin-Ouest est une île capitaliste et libertaire au milieu du bloc soviétique subventionnée par la RFA qui attire nombre d'artistes.

Politique et administration [modifier]
En 2006, le montant de la dette s'élevait à 60 millards d'euros[1].



Quartiers [modifier]
Le 10 juin 1998, une loi réforme la règlementation sur les quartiers (Bezirke en allemand). Le 1er janvier 2001, le nombre de quartiers administratifs à Berlin passe de 23 à 12 :




Nom des
nouveaux quartiers Nom des
anciens quartiers Superficie
en km² Population
I Mitte Mitte, Tiergarten, Wedding 39,74 320,420
II Friedrichshain-Kreuzberg Friedrichshain, Kreuzberg 20,16 256,419
III Pankow Prenzlauer Berg, Weißensee, Pankow 103,07 348,412
IV Charlottenburg-Wilmersdorf Charlottenburg, Wilmersdorf 64,72 315,054
V Spandau Spandau (inchangé) 91,91 225,856
VI Steglitz-Zehlendorf Steglitz, Zehlendorf 102,50 288,285
VII Tempelhof-Schöneberg Tempelhof, Schöneberg 53,09 335,171
VIII Neukölln Neukölln (inchangé) 44,93 306,214
IX Treptow-Köpenick Treptow, Köpenick 168,43 233,923
X Marzahn-Hellersdorf Marzahn, Hellersdorf 61,74 252,602
XI Lichtenberg Lichtenberg, Hohenschönhausen 52,29 258,455
XII Reinickendorf Reinickendorf (inchangé) 89,45 246,118

Berlin s'étant en partie formée en absorbant des villes environnantes mais surtout parce qu'elle résulte aujourd'hui de la réunification des deux Allemagne, la ville connaît plusieurs centres. La plupart des quartiers ont leur propre centre et leur propre style.


Un tour dans Berlin [modifier]
Berlin s'est développée à partir du vieux noyau de la ville, le Nikolaiviertel, de la ville jumelle Cölln, de fondations de villes princières comme Dorotheenstadt et Friedrichstadt et enfin de la formation du Grand-Berlin en 1920 qui a incorporé des villes jusqu'alors indépendantes comme Spandau, Charlottenburg ou encore Cöpenick, formant alors un Berlin de quatre millions d'habitants. Du fait de ce développement décentralisé, Berlin présente de nombreuses choses à voir, dans son centre comme dans sa périphérie. Pour diverses raisons, la Porte de Brandebourg (Brandenburger Tor) est devenue l'emblème de la ville — et plus encore, puisqu'elle représente aussi la réunification des deux Allemagne. Deux tours s'élancent dans le paysage berlinois : la Fernsehturm (tour de la télévision) sur l'Alexanderplatz dans le quartier Mitte et la Funkturm (tour de la radio) qui se trouve dans le parc des expositions de Charlottenburg.


Dans le centre-est [modifier]

Le Berliner DomL'Île aux Musées (Museumsinsel) ;
Le Berliner Dom : la cathédrale historique de Berlin, superbe intérieur ;
Le Lustgarten : jardin sur l'île des musées ;
Les différents musées : le musée de Pergame (où se trouvent notamment la porte de Babylone et l'autel de Millet), le musée de Bode, l'Ancien Musée dédié aux collections antiques grecques, le Nouveau Musée qui retrouvera à sa réouvertue en 2009 sa collection d'antiquités égyptiennes (actuellement dans l'Ancien Musée), et l'Ancienne Galerie Nationale.
Unter den Linden (ancienne avenue fastueuse avec de nombreux bâtiments historiques) ;
La Neue Wache : dédiée aux victimes des guerres. Elle abrite une copie de la sculpture de la Mère et son fils mort de Käthe Kollwitz ;
La Zeughaus (Deutsches Historisches Museum) ;
Le Staatsoper Unter den Linden, le plus beau des trois opéras de Berlin ;
La Cathédrale Sainte-Hedwige (catholique) sur la Bebelplatz où se trouve un monument en souvenir des livres qui y ont été brûlés (au milieu de la place, une vitre sur le sol laisse découvrir les rangées vides d'une bibliothèque) ;
La Alte Bibliothek (surnommée « la commode »), désormais une annexe de l'université d'Humboldt ;
L'université d'Humboldt (Humboldt-Universität) ;
La Staatsbibliothek zu Berlin (en RDA : Deutsche Staatsbibliothek).

La Porte de BrandebourgLa Porte de Brandebourg (Brandenburger Tor) : véritable symbole de Berlin et de l'Allemagne réunifiée, elle figure sur les euros allemands ;
La Pariser Platz où se trouvent l'ambassade française (et bientôt l'ambassade amàricaine) et l'hôtel Adlon, l'un des plus renommés de Berlin, où a, par exemple, séjourné Chaplin ;
L'Alexanderplatz et le Nikolaiviertel ;
La Fernsehturm : la tour de télévision est la construction la plus haute de la ville avec ses 368 m de haut (deuxième en Europe après la Tour Ostankino de Moscou)
Le Rotes Rathaus : la mairie historique de la ville face à laquelle se trouve la très belle fontaine de Neptune (Neptunbrunnen) ;
La Marienkirche ;
La Nikolaikirche, facilement reconnaissable dans le panorama berlinois grâce à ses deux tours.

GendarmenmarktLa place du Gendarmenmarkt, sans doute la plus belle place de Berlin ;
La Konzerthaus de Berlin (anciennement Schauspielhaus) ;
Le Deutscher Dom (cathédrale allemande) et le Französischer Dom (cathédrales française): aujourd'hui le Deutscher Dom (au sud de la place) accueille le musée de l'histoire parlementaire allemande (entrée libre) et le Französischer Dom le musée des huguenots
La Neue Synagoge : la nouvelle synagogue, malgré son nom, n'est pas un monument moderne, mais datait de 1859 (Eduard Knoblauch, architecte). C'était un remarquable exemple de pastiche Byzantin et mauresque de type "orientaliste". La célèbre photo qui la montre en train de brûler est souvent légendée comme un incendie criminel nazi. Celui-ci a bien eu lieu, mais a fait peu de dégâts. La photo a été prise en réalité en 1943, pendant un bombardement allié qui l'a, lui, totalement détruite.
Elle se trouvait dans l'Oranienburgerstrasse, rue aujourd'hui très touristique, où se trouvent de nombreux cafés et restaurants, la Tacheles Haus ainsi que l'ancienne Poste. Véritable symbole pour le judaïsme, elle a été reconstruite à l'identique en 1993 et fait l'objet d'une surveillance constante eu égard aux craintes de vandalisme à caractère antijuif. Sa coupole dorée est à nouveau visible de loin ;

Les Hackesche Höfe : un ensemble de bâtiments aménagés autour de cours communicantes.

Dans le centre-ouest [modifier]

Château de Bellevue
Siegessäule
Kaiser-Wilhelm-GedächtniskircheDans le Tiergarten ;
La Siegessäule ou colonne de la Victoire : symbole du Berlin de la Love Parade. De nombreuses manifestations ont lieu sur la rue du 17 juin (Straße des 17. Juni), la Siegessäule y est souvent un point de rassemblement ;
Le Château de Bellevue (Résidence du Président) ;
Le Hansaviertel à Moabit, quartier choisi pour un concours d'architecture en 1953 grâce auquel on peut admirer 35 bâtiments réalisés jusqu'en 1957 par cinquante trois architectes mondiaux dont Alvar Aalto, Egon Eiermann, Walter Gropius, Arne Jacobsen, Wassili Luckhardt, Oscar Niemeyer, Sep Ruf, Paul Schneider-Esleben, Hans Schwippert et Max Taut.
Du côté du Kurfürstendamm;

Zoologischer Garten Berlin
La Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche ou église du Souvenir : l'église a été gravement endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale et a été conservée telle quelle en guise de mémorial. En raison de sa forme, elle est surnommée la dent creuse par les berlinois ;
L'Europa-Center : centre commercial sur plusieurs étages avec « L'horloge du temps qui passe » ;
Le Kranzler-Eck ;
Le « Theater des Westens » (Théâtre de l'Ouest) ;
Le Zoologischer Garten, un véritable zoo au c½ur de la ville: le plus grand de l'Europe. C'est aussi le nom d'une station-gare à coté du zoo. ; ** Le Deutsche Oper Berlin dans la Bismarckstraße à Charlottenburg ;
Le KaDeWe (Kaufhaus des Westens) : le plus grand magasin de l'Europe continentale, très chic ;
La Funkturm ou tour de la radio ;
Le Château de Charlottenburg entouré d'un très beau parc avec étendue d'eau, béveldère, pavillon
Le Luisenstädtischer Kanal ;
Le Carillon ;
Le quartier de Kreuzberg, un des quartiers turc de Berlin.

Le nouveau Berlin aux alentours de la Potsdamer Platz [modifier]

Le Sony Center et sa coupoleLa Potsdamer Platz (place de Potsdam). Le quartier a été entièrement reconstruit. Il fut une zone de no man's land lorsque Berlin était divisé. Cet immense espace vide situé en plein centre (la Potsdamer Platz était avant la guerre un des centres les plus importants de Berlin) a fait la joie des architectes — dont les célèbres Richard Rogers, Rafael Moneo, Renzo Piano, Arata Isozaki — qui ont pu se lancer dans les projets les plus fous. Le nouveau quartier qui s'y est construit est résolument tourné vers l'avenir ;
Le Sony-Center (remarquable coupole) avec le Musée du Film, la Kaiser-Saal et des cinémas (dont un IMAX) ;
Le complexe de Daimler avec notamment le centre commercial des Arcades (Arkaden), des cinémas (dont un IMAX), un théâtre musical et un casino ;
Le Kulturforum ;
La Philharmonie, salle de concert attitrée de l'orchestre philharmonique de Berlin, surnommée un temps « Le Cirque Karajan » par les Berlinois en hommage à celui qui en fut le chef de 1954 à 1989 ;
La Nouvelle Galerie Nationale de Berlin (Neue Nationalgalerie Berlin) ;
Le Tempodrom, avec le Liquidrom.

Le quartier du gouvernement [modifier]
Ce quartier se construit autour du Reichstag, où siège le Bundestag. Cette zone était déjà auparavant consacrée à la politique et à la diplomatie.


La chancellerie
Le ReichstagIl contient :

Le palais du Reichstag dans lequel siège le Bundestag, la chambre basse du parlement allemand;
Les nouveaux bâtiments du parlement (commissions, bureaux des groupes parlementaires, présidence et bibliothèque) ;
La chancellerie ;
La Wilhelmstrasse (ministère des finances, ambassade britannique...) ;
Le quartier des ambassades (Botschaftsviertel) près du Tiergarten.

Autres quartiers [modifier]
Petit château d'Humboldt (Humboldt-Schlösschen) Tegel ;
Château Biesdorf ;
Marzahn avec son moulin ;
Le Tierpark et le château de Friedrichsfelde ;
Château Köpenick — rouvert comme musée de l'art Renaissance, Baroque et Rococco — et l'île au château ;
Pavillon de chasse de Grunewald ;
Pavillon de chasse de Glienicke ;
L'île Pfaueninsel ;
Le Mur de Berlin avec la East Side Gallery dans le quartier de Friedrichshain ;
Le Checkpoint Charlie : le point de passage entre Berlin-Est et Berlin-Ouest. Le point de contrôle (ou une reconstitution) y demeure et un musée racontant les histoires de ceux qui s'évertuèrent à essayer de passer le mur a été aménagé à proximité.

Culture [modifier]
Après la chute du mur de Berlin en 1989, de nombreuses maisons partiellement détruites pendant la Seconde Guerre mondiale et pas encore reconstruites se retrouvèrent au centre de Berlin. Elles se situaient à l'ouest dans l'ancien Berlin-Est. Ces lieux abandonnés en plein centre ville attirèrent beaucoup d'artistes et ils devinrent le sol fertile pour toutes sortes de cultures underground et autres contre-cultures. Des clubs s'y installèrent y compris le célèbre « Tresor », un des clubs techno les plus importants au monde.

Ce développement culturel passe notamment par l'occupation d'immeubles désertés par des artistes alternatifs. L'exemple de la Tacheles Haus est sur ce point tout à fait remarquable. Berlin a donc une vie culturelle riche et très diverse. Spectacles et manifestations de tout genre sont nombreux. C'est une ville internationale, très ouverte et tolérante, multi-culturelle.

Aujourd'hui, Berlin doit faire face à des difficultés financières très importantes mais les manifestations culturelles continuent. On peut noter le Carnaval des Cultures, un défilé de rue multi-ethnique annuel, ainsi que le CSD (Christopher Street Day) qui est la plus grande manifestation d'homosexuels en Europe centrale. Ces événements attirent des millions de Berlinois et sont soutenus par le gouvernement de la ville. Jusqu'en 2003, durant chaque été eut lieu aussi la Love Parade, le plus grand défilé d'amoureux de la musique techno, en plein centre-ville, dans le Tiergarten.

La réputation du clubbing berlinois est reconnue et enviée dans le monde entier grâce à des discothèques légendaires, tel le fameux Kitkatclub et, plus récemment, le Berghain, deux institutions mondialement connues pour leur excellente programmation musicale combinée à une certaine liberté sexuelle de leur clientèle.

Bien que la population diminue et que le taux de chômage soit élevé, beaucoup de jeunes allemands et d'artistes continuent à s'installer à Berlin, faisant de la ville la capitale de la jeunesse et de la culture pop d'Allemagne. D'ailleurs, en 2003, il a été annoncé que l'annuel Popkomm, une référence mondiale dans l'industrie musicale, aurait lieu désormais à Berlin, après s'être déroulé pendant 15 années à Cologne. De plus, la chaîne musicale MTV Allemagne a aussi déménagé son siège de Munich pour Berlin fin avril 2004.

Enfin, Berlin est aussi une référence pour le cinéma avec l'accueil chaque année en février de la Berlinale, festival international de cinéma dont la récompense suprême est l'Ours d'Or.


Quelques musées [modifier]

Schloss Charlottenburgle Musée juif, construit par Daniel Libeskind
le Musée des Technologies à Kreuzberg
la Neue Nationalgalerie (Nouvelle Galerie Nationale), une des dernières constructions de Ludwig Mies van der Rohe
le Bauhaus-Archiv
la Berlinische Galerie
le Bröhan-Museum
le Brücke-Museum
le Ethnologische Museum
le Gemäldegalerie
le Jagdschloss Grunewald
le Kulturforum
le Museum Berggruen
le Museum Europäischer Kulturen
le Museum für Indische Kunst
le Museum für Ostasiatische Kunst
le Musikinstrumenten-Museum
le Museum für Naturkunde der Humboldt-Universität zu Berlin (muséum d'histoire naturelle).

Île des Musées [modifier]

L'Île des Musées en 1902 Voir l'article Île aux Musées (Berlin).
L'Île aux Musées abrite :

l'Altes Museum (réalisé par Karl Friedrich Schinkel) : antiquités grecques ;
l'Alte Nationalgalerie ;
le Bode Museum ;
le Neues Museum : antiquités égyptiennes (réouverture en 2009) ;
le Pergamon Museum : collection perse.

Quelques théâtres [modifier]
Berliner Ensemble ;
Deutsches Theater ;
Grips-Theater ;
Schaubühne ;
Theater des Westens ;
Volksbühne.

Cinéma [modifier]
Berlin accueille chaque année en février la Berlinale. Quelques films se déroulant à Berlin :

Berlin: Die Sinfonie der Großstadt ("Berlin: la symphonie de la Grande ville") (1927)), film muet de Walter Ruttmann ;
Kuhle Wampe oder: Wem gehört die Welt? (1932), sur la Kuhle Wampe ;
Les Assassins sont parmi nous (Die Mörder sind unter uns) (1946) , première production sous contrôle soviétique ;
La légende de Paul et Paula (Die Legende von Paul und Paula) de Heiner Carow (1972), film culte de la RDA ;
Les ailes du désir (Der Himmel über Berlin) de Wim Wenders (1987) ;
Cours, Lola, cours ! (Lola rennt) de Tom Tykwer (1998) ;
Sonnenallee de Leander Haußmann (1999) ;
Berlin est en allemagne (Berlin ist in Germany) de Hannes Stohr (2001) ;
Good bye, Lenin! de Wolfgang Becker (2002) ;
Herr Lehmann (2003) de Leander Haußmann, sur le quartier du Kreuzberg en 1989 ;
The Edukators (Die Fetten Jahre sind vorbei) de Hans Weingartner (2005) ;
La mort dans la peau (2004) ;
Final Contract.

Opéras [modifier]
Deutsche Oper ;
Komische Oper ;
Staatsoper Unter den Linden.

Orchestres et chorales [modifier]
Orchestres :

Berliner Philharmoniker : le célèbre orchestre autrefois dirigé par Herbert von Karajan et Claudio Abbado. C'est le britannique Simon Rattle qui est désormais à la tête de la philharmonie ;
Konzerthausorchester Berlin (anciennement Berliner Sinfonie-Orchester) : autrefois dirigé par Kurt Sanderling et Eliahu Inbal notamment. Le chef actuel est Lothar Zagrosek ;
Deutsches Symphonie-Orchester Berlin : autrefois dirigé par Ferenc Fricsay et Lorin Maazel notamment. Le chef actuel est Ingo Metzmacher ;
Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin : autrefois dirigé par Hermann Abendroth et Heinz Rögner notamment. Le chef actuel est Marek Janowski ;
Staatskapelle Berlin : orchestre de l'Opéra Unter den Linden (Staatsoper), dirigé par Daniel Barenboim ;
Akademie für Alte Musik Berlin : orchestre spécialisé dans le répertoire baroque, souvent dirigé par René Jacobs.
Chorales :

RIAS Kammerchor ;
Rundfunkchor Berlin

Universités [modifier]
Université libre de Berlin ;
Université Humboldt ;
Université technique de Berlin ;
Universität der Künste.
Autres établissements assimilables à des universités techniques :

Alice-Salomon-Fachhochschule für Sozialarbeit/-pädagogik ;
Evangelische Fachhochschule ;
Fachhochschule für Technik und Wirtschaft ;
Fachhochschule für Wirtschaft ;
Hochschule für Musik Hanns Eisler ;
Technische Fachhochschule.

Les transports dans Berlin [modifier]

Le U-Bahn, le métro berlinoisBerlin est très bien desservie par les transports publics : le réseau de trains urbains (S-Bahn), métro (U-Bahn), tramway (Straßenbahn) et de bus assure une couverture quasi-complète de la ville aussi bien de jour que de nuit. Le vendredi soir, le samedi soir et les veilles de jours fériés, les métros et les S-Bahn fonctionnent même en continu pendant toute la nuit. Pendant la semaine des autobus remplacent les métros entre environ 1 h et 4 h 30.

La ville est traversée d'est en ouest par le Berliner Stadtbahn. Sur cette ligne se trouvent notamment les stations de Ostkreuz, Warschauer Straße, Ostbahnhof, Jannowitzbrücke, Alexanderplatz, Hackescher Markt, Friedrichstraße, Hauptbahnhof (anciennement Lehrterbahnhof), Bellevue, Tiergarten, Zoologischer Garten, Charlottenburg et Westkreuz.


Le S-Bahn berlinoisRécemment, de nombreux travaux ont eu lieu pour transformer l'ancienne gare de Lehrte renommée Hauptbahnhof (« gare centrale ») en véritable gare centrale : elle est devenue le n½ud central de Berlin pour le transport ferroviaire et du S-Bahn sur l'axe est-ouest. Le raccordement à un axe de S-Bahn nord-sud plus dense et au métro (avec le prolongement de la ligne 5) est programmé. Une partie des travaux (notamment concernant la desserte de la gare par les transports urbains) est retardée, voire suspendue sine die, faute de financements, Berlin étant au bord de la faillite. La gare est entrée cependant en fonction pour le trafic régional interrégional et international le 28 mai 2006. La liaison Est-Ouest existante a été complétée par une liaison Nord-Sud (partie du Pilzkonzept, « concept du champignon »), les deux liaisons se croisant à la gare centrale.

Le réseau a été complété en 2002 par la remise en service de l'intégralité du chemin de fer de ceinture qui avait été divisé par le Mur puis mis hors service à Berlin-Ouest. Le S-Bahnring ou Ringbahn permet de faire le tour de la ville en 60 minutes exactement.

Après la construction du mur, les deux parties de la ville ont choisi leur propre moyen de transport. À l'Ouest, on a privilégié les lignes de métro de Berlin (U-Bahn). Les lignes historiques desservaient déjà avant-guerre majoritairement les quartiers occidentaux. Les autorités de Berlin-Ouest ont choisi de renforcer le réseau, offrant une desserte très rapide et fiable. A l'Est, une grande partie des transports se fait au moyen de tramways, qui n'existent plus à l'Ouest, même si des prolongements sont prévus. Plusieurs lignes de bus et de tram dites « métro » permettent aussi des déplacements rapides à travers la ville. Le prolongement de la ligne de ceinture M10 jusqu'à la gare centrale (ancienne gare de Lehrte) est en cours, et devrait ouvrir en 2008.

Concernant le réseau autoroutier, la ville ne connaît pour l'instant qu'une demi-rocade du côté ouest ; elle devrait à long terme être bouclée. Il existe une deuxième rocade qui fait le tour de la ville à une plus grande distance (l'autoroute A10) qui est le plus grand périphérique d'europe.

Pour le transport ferroviaire, la Deutsche Bahn fait rouler des trains et des express régionaux ainsi que des ICE. Il y a aussi deux lignes de la compagnie InterConnex.

Pour le transport aérien, Berlin possède trois aéroports : Tegel, Schönefeld et Tempelhof. Tempelhof devrait fermer dans les années à venir (peut-être en 2006), suivi par Tegel. Schönefeld, en cours d'agrandissement, deviendra à terme le grand aéroport Berlin Brandenbourg International (BBI).


Personnages célèbres [modifier]
À Berlin sont nés :

Max Liebermann (1847 - 1935), peintre
Kurt Tucholsky (1890 - 1935), écrivain et journaliste
Joseph Weizenbaum (1923 - ), informaticien et philosophe
Stefan Beinlich (1972 – ), footballeur
Guido Buchwald (1961 – ), footballeur
Judith Holofernes (1976 - ), chanteuse
Julia Jentsch (1978 - ), actrice
Niko Kovač (1971 – ), footballeur
Robert Kovač (1974 – ), footballeur
Erik Zabel (1970 – ), cycliste
Christoph Schneider (1966 -), batteur du groupe Rammstein
À Berlin sont décédés :

Ernst Schering (1824 - 1889), pharmacien et industriel allemand
Herluf Bidstrup (1912 - 1988), caricaturiste danois

Divers [modifier]
En 2005, Berlin avait le deuxième plus haut taux de délinquance d'Allemagne (15 002 délits pour 100 000 habitants)[2]


Voir aussi [modifier]

Notes [modifier]
↑ Pascale Hugues, « Berlin en faillite », dans Le point, du 26/10/06, n°1780, p.84
↑ Courrier International, web, 16/05/2006

Liens internes [modifier]
Jeux Olympiques d'été de 1936
Émigration messine à Berlin suite à la révocation de l'Édit de Nantes
La Gazette de Berlin
Alexanderplatz
Neue Synagoge

Bibliographie [modifier]
Alfred Döblin, Berlin, Alexanderplatz, Gallimard, 1981 (ISBN 2-07037-239-1)
Anonyme, Une femme à Berlin, Gallimard, coll. « Témoins », 2006.
Régine Robin, Berlin chantiers : Un essai sur les passés fragiles, Stock, 2001 (ISBN 2-23405-335-8)
Jean-Michel Palmier, Retour à Berlin, Payot, 1989 (ISBN 2-228-88212-7)
Magnus Hirschfeld, Les Homosexuels de Berlin, 1908. Notes, préface et nb. annexes de Patrick Cardon. Inclus : Ruth Margarete Roellig, Les Lesbiennes de Berlin, 1928. Lille: QuestionDeGenre/GKC, 2001.
Ruth Margarete Roellig, Les Lesbiennes de Berlin, 1928. Préf. Magnus Hirschfeld. Description contemporaine des cabarets lesbiens de Berlin. Texte original et trad. de Charles Adam. Illustrations. Couv. quadri d'après l'originale. 150 pp. Lille: QuestionDeGenre/GKC, 2001.

Liens externes [modifier]
Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Berlin.

(de) Site officiel de la ville de Berlin
Catégorie Berlin de l'annuaire dmoz.



Les 16 Länder (États fédérés) d'Allemagne

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# Posté le mercredi 04 avril 2007 10:12

Allemagne

Allemagne

Devise nationale : Einigkeit und Recht und Freiheit
(Unité, droit et liberté)

Langues officielles Allemand
Capitale Berlin
52° 31' N, 13° 25' E
Plus grande ville Berlin
Gouvernement
- Président fédéral
- Chancelier fédéral République fédérale
Horst Köhler
Angela Merkel
Superficie
- Totale
- Eau (%) Classé 63e
357 027 km²
2,18%
Population
- Totale (2006)
- Densité Classé 13e
82 531 671 hab.
231 hab./km²
Indépendance
- Unification
- Création RFA
- Création RDA
- Réunification Traité de Verdun (843)
18 janvier 1871
23 mai 1949
7 octobre 1949
3 octobre 1990
Gentilé Allemand, allemande
Monnaie Euro (EUR)
Fuseau horaire UTC +1 (été +2)
Hymne national 3e couplet de Das Lied der Deutschen
Domaine internet .de
Indicatif
téléphonique + 49

L'Allemagne (en allemand : Deutschland), officiellement la République fédérale d'Allemagne (en allemand : Bundesrepublik Deutschland), est un pays d'Europe de l'Ouest, entouré par la mer du Nord, le Danemark, et la mer Baltique au Nord, par la Pologne et la République tchèque à l'Est, par l'Autriche et la Suisse au Sud, et par la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas à l'Ouest.

L'Allemagne est une république fédérale constituée de 16 États (Bundesländer en allemand). Le pays a longtemps été constitué de plusieurs États plus ou moins autonomes, conscients de leur propre histoire, culture et affiliation religieuse. En 1871, à la fin de la guerre franco-allemande, il furent réunis dans un État dominé par la Prusse, donnant ainsi naissance à l'Allemagne unifiée moderne. Sa capitale est Berlin.

Elle est membre du Conseil de l'Europe depuis 1951, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de l'Union de l'Europe occidentale depuis 1954, de l'OTAN depuis 1955, de l'ONU depuis 1973, de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), membre fondateur de l'Union européenne (1958), d'Eurocontrol (1960) et de la zone euro.

Avec plus de 82 millions d'habitants recensés en 2006, l'Allemagne est le pays le plus peuplé d'Europe, à l'exception de la partie européenne de la Russie. Elle est aussi une puissance économique majeure, la première d'Europe et troisième du monde derrière les États-Unis et le Japon par son PIB total.

Sommaire [masquer]
1 Histoire
1.1 Du Saint Empire aux principautés
1.2 De la Confédération germanique à l'Empire allemand
1.3 D'une guerre à l'autre
1.4 Le 9 novembre dans l'histoire allemande
2 Aspects culturels et politiques
2.1 Langues parlées
2.2 Religions
2.3 Politique
3 Géographie de l'Allemagne
3.1 Le territoire
3.2 Population
3.3 Économie
3.4 Les régions allemandes
3.5 Chiffres divers
3.6 Notes
4 Voir aussi
4.1 Bibliographie
4.2 Liens internes
4.3 Liens externes



Histoire [modifier]
Voir l'article Histoire de l'Allemagne.

La proclamation de l'Empire allemand (Versailles 1871), tableau d'Anton von Werner, 1877La formation du mot Deutschland révèle la longue histoire de ce pays. Au départ il y a un mot gotique thiuda signifiant peuple. Il a comme adjectif thiudisk. Thiudisk a été transformé en Theodischus par les Romains, puis en Teudischus. Teudischus est devenu diutisca en vieil-allemand pour aboutir à Deutsch. En ancien français, le latin theodiscus a donné thodesche, puis tudesque. Le français moderne a préféré le mot allemand issu du latin Alama désignant le peuple des Alamans[1]. L'italien a conservé l'origine latine dans son adjectif tedesco pour dire allemand.[2]


Du Saint Empire aux principautés [modifier]
La linguistique et les textes latins nous montrent que la mention du peuple germain remonte à l'époque romaine. Cependant les historiens s'entendent pour trouver les origines d'un territoire allemand au partage de Verdun de 843. Louis le Germanique a obtenu, lors de ce partage, l'Est de l'Empire carolingien, nommé Francie orientale. C'est de la Francie orientale qu'est issu le Saint Empire romain germanique fondé par Otton Ier, dit le Grand (936-973). Cet empire comprend, outre le territoire de l'actuelle Allemagne, l'Italie et la Bourgogne. Dès sa fondation, ce nouvel empire est entravé par le peu d'institutions sur lesquelles l'empereur peut asseoir son autorité et la faiblesse des revenus, les empereurs ne disposant que de leurs propres domaines pour financer leur politique. Le système d'élection de l'empereur par les princes-électeurs conduisit souvent à affaiblir le pouvoir du monarque. Traditionnellement, l'empereur élu entreprenait un voyage à Rome pour être couronné par le pape.

Le délitement du pouvoir impérial est accentué par l'obsession de certains empereurs à vouloir établir une autorité forte dans leurs possessions italiennes. Au XIIIe siècle, Frédéric II est tellement occupé par ses affaires italiennes qu'il renonce à tout pouvoir et tout contrôle dans les nombreuses principautés ecclésiastiques allemandes et qu'il abdique une grande partie de ceux-ci dans les principautés laïques. De ce fait les terres allemandes sont pratiquement indépendantes du pouvoir impérial dès cette époque. Sous l'impulsion de grand seigneurs comme le duc de Saxe, l'Est et le Nord de l'Allemagne sont colonisés entre le XIIe et le XIVe siècle. Des centaines de milliers d'Allemands de l'Ouest poussés par la surpopulation migrent vers l'Est où des tenures plus vastes et des droits féodaux plus légers les attendent. Les villes rhénanes et les ports se développent mais prennent une part peu active au grand commerce européen du XIIe siècle. Après 1438, l'empereur porte le titre d'un « empereur élu » après son élection formelle par les sept "électeurs" de l'Empire à Francfort. À l'époque moderne, le Saint Empire compte plus de 300 États qui n'obéissent que de très loin à l'empereur Habsbourg.


De la Confédération germanique à l'Empire allemand [modifier]
Voir l'article Unité allemande.
Sous la pression de la France, le Saint Empire est dissous en 1806 et remplacé par la Confédération du Rhin sous protectorat français. Après le congrès de Vienne (novembre 1814-juin 1815), celle-ci est remplacée par la Confédération germanique ("Deutscher Bund") qui ne regroupe plus que 39 États sous la direction honorifique des Habsbourg qui ne porte plus que le titre d'empereur d'Autriche. En fait cette confédération ne peut exister que si l'Autriche et la Prusse s'entendent. À partir de 1834, le Zollverein ou union douanière, commence à se constituer à l'initiative de la Prusse. Il construit un espace économique sans douane intérieure et définissant une même politique commerciale vis-à-vis de l'extérieur. Cet espace, progressivement élargi, exclut délibérément l'Autriche. Les révolutions de 1848 touchent la plupart des États allemands. Une assemblée élue au suffrage universel se réunit à Francfort et propose la couronne d'une Allemagne unifiée au roi de Prusse, Frédéric-Guillaume IV qui la refuse. En effet, il ne veut pas tenir son pouvoir de la souveraineté du peuple. Il est prêt à accepter la couronne que lui proposent les princes allemands mais l'Autriche force la Prusse à renoncer en 1850. L'Allemagne se retrouve dans la même situation politique qu'en 1815.


Guillaume Ier et sa femme AugustaEn 1862, Otto von Bismarck devient le ministre-président du roi de Prusse Guillaume Ier. Il a compris que l'unité allemande ne se fera pas sans l'éviction de l'Autriche par la guerre. Il fait passer par la force les réformes modernisant l'armée. En 1866, l'armée prussienne écrase l'armée autrichienne à Sadowa. La Prusse annexe les territoires entre sa partie orientale et sa partie occidentale et dirige la Confédération d'Allemagne du Nord. Seul, quatre États du Sud n'y adhèrent pas. La France en déclarant la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870 permet de fédérer tous les États allemands autour d'un ennemi commun. La défaite française permet la proclamation de l'Empire allemand le 18 janvier 1871 dans la galerie de glaces du château de Versailles et l'annexion de l'Alsace et du Nord de la Lorraine, deux régions françaises germanophones. L'unité allemande s'est faite par le haut et par la guerre comme le souhaitait Bismarck.


D'une guerre à l'autre [modifier]
L'Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prit fin en 1918, et l'empereur allemand, Kaiser Guillaume II, dut abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne fut considérée comme responsable de la guerre et condamnée à payer de très lourdes réparations.

Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre les conditions du traité de Versailles et les conséquences particulièrement dures de la crise économique mondiale de 1929 permirent au NSDAP (parti nazi) d'Adolf Hitler d'accéder au pouvoir en 1933. Aussitôt, Hitler élimina toute opposition et prit le contrôle absolu de l'État allemand. En 1935, l'Allemagne devint officiellement antisémite en promulguant les lois de Nuremberg. La politique d'Hitler consistant à annexer ou envahir ses voisins finit par provoquer la Seconde Guerre mondiale le 1er septembre 1939.

L'Allemagne domina le début du conflit. Elle conquit une grande partie de l'Europe, de l'URSS, de l'Afrique du Nord. Mais en 1942-1943, la guerre tourna au profit des pays alliés : le Royaume-Uni, le Canada, les États-Unis, l'URSS écrasèrent finalement les armées de l'Axe, envahissant notamment Berlin. Le 30 avril 1945, Adolf Hitler se suicida.

Dévastée par la guerre, l'Allemagne et Berlin furent divisées en quatre secteurs, chacun étant contrôlé par une des nations vainqueurs (y compris la France). L'Allemagne fut finalement divisée en deux parties durant toute la guerre froide : la RFA (République fédérale d'Allemagne) créée le 23 mai 1949 à l'ouest et la RDA (République démocratique allemande) créée le 7 octobre 1949 à l'est. Les territoires plus à l'est furent intégrés à la Pologne et à l'URSS.

Le creux démographique provoqué par la guerre fut compensé par l'arrivée d'environ 13 millions d'Allemands venus des anciens territoires d'Allemagne de l'Est où ils vivaient depuis des générations, voire des siècles ; la Prusse-Orientale, les Sudètes, les Pays baltes, la Silésie, etc. Sous l'impulsion du plan Marshall, l'Allemagne de l'Ouest renoua rapidement avec la croissance économique, au contraire de l'Allemagne de l'Est. À la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, prélude à la réunification de l'Allemagne, les deux pays ne possédaient pas du tout le même niveau économique. Cette différence demeure aujourd'hui et l'Est reste plus pauvre que l'Ouest. Le coût de la réunification a entraîné d'importantes difficultés économiques pour le pays depuis les années 1990. Son unification a cependant permis d'en faire une nation politiquement incontournable au sein de l'Union européenne.


Le 9 novembre dans l'histoire allemande [modifier]
9 novembre 1918 : insurrection de Berlin et proclamation de la République
9 novembre 1923 : échec du « putsch de la brasserie » à Munich, où Hitler proclame la « Révolution nationale »
9 novembre 1938 : pogrom à l'échelle nationale, connu sous le nom de « Nuit de cristal »
9 novembre 1939 : attentat manqué contre Hitler dans la brasserie Bürgerbräukeller
9 novembre 1989 : chute du mur de Berlin

Aspects culturels et politiques [modifier]
Voir l'article Culture de l'Allemagne.

Langues parlées [modifier]
L'allemand est une langue du groupe germanique de même que le néerlandais, l'anglais ou le suédois. Le groupe germanique appartient à la famille des langues indo-européennes. 92 % de la population a l'allemand comme langue maternelle ce qui indique une très grande homogénéité linguistique. 8 % de locuteurs parlent une autre langue: le danois, le frison, le sorabe, le polonais, les langues de deux groupes tsiganes, les Sintis et les Roms allemands). Il s'agit d'une estimation car il n'existe pas en Allemagne de recensement basé sur les données linguistiques. Les immigrés ont contribué à l'élargissement du champ linguistique. Le turc, l'arabe, le grec ou l'italien sont aussi des langues présentes sur le territoire allemand.[3]


Le Goethe Institut D'Oslo. Le Goethe Institut assure la diffusion de la langue allemande dans le mondeL'allemand standard , appelée en Allemagne Hochsprache, n'est pas la langue vernaculaire de tous les germanophones. En effet, plusieurs millions d'Allemands parlent, dans leur vie quotidienne, l'un des dialectes allemands. On peut citer le francique mosellan, le francique rhénan, le bavarois ou le souabe. Les dialectes allemands se divisent en deux grands groupes: le bas-allemand (Niederdeutsch) et le haut-allemand (Hochdeutsch). Le bas-allemand et le haut-allemand ont commencé à se différencier à partir du VIe siècle. En 1980, on estimait qu'environ 50 % des Allemands utilisaient dans leur vie quotidienne un de ces dialectes sans jamais l'écrire.[3]

Les lois fédérales reconnaissent quatre minorités nationales : les Danois, les Frisons, les Sorabes et les Tsiganes. Les quatre communautés reconnues ont fondé en 2004 un Conseil des minorités doté d'une convention commune pour promouvoir leurs intérêts devant le gouvernement fédéral. Le sorabe, une langue slave, est parlée par quelque 100 000 locuteurs près des frontières de la Pologne et de la République tchèque dans la petite région de Lusace. Les Sorabes ou Sorbes forment la minorité nationale reconnue la plus importante. Ils ont réussi à maintenir leur culture et leur langue malgré les tentatives de germanisation dans le passé. Tous parlent aussi l'allemand, le taux de bilinguisme étant près de 100 %.[3]

Environ 241 000 citoyens allemands parlent le polonais, principalement dans les Länder du Brandebourg et de la Saxe. Bien qu'étant depuis fort longtemps installés dans ces Länder, ils sont considérés comme une «minorité immigrante».[3]


Religions [modifier]
Les guerres de religions ont déchiré les Allemands au {XVIe et XVIIe siècle au cours de la guerre de Trente Ans. Aujourd'hui, le nord et le centre de l'Allemagne sont majoritairement luthériens. Le protestantisme rassemble environ 35% de la population. Les régions catholiques sont traditionnellement la vallée du Rhin et la Bavière où est né le pape Benoît XVI. Environ 34% de la population est catholique.[4] Les nouveaux länder (de l'ex-RDA) sont majoritairement sans confession mais la première religion reste le luthéranisme. Enfin, l'islam est pratiqué par la communauté turque, concentrée dans la Ruhr et à Berlin.


Politique [modifier]
Voir l'article Système politique allemand.
Les alliés ont imposé une structure fédéraliste à l'Allemagne en 1949. Le but était de préserver l'unité de la partie occupée par les occidentaux en empêchant le retour d'une Allemagne trop puissante sur le plan politique. Le fonctionnement du système politique allemand est donc régi depuis 1949 par une constitution appelée Loi fondamentale (Grundgesetz). La cour constitutionnelle qui siège à Karlsruhe veille à son respect. Depuis cette date, l'Allemagne est donc une république fédérale, composée d'abord de 11 Länder, puis de 16 depuis 1990. Depuis la réunification des deux Allemagnes la capitale fédérale est Berlin. Les pouvoirs exercés par la seule Fédération concernent les affaires étrangères, la défense, la nationalité, la monnaie, les frontières, le trafic aérien, les postes et télécommunications, et une partie du droit fiscal. Le Parlement allemand est composé de deux chambres, le Bundestag, élu au scrutin mixte pour quatre ans, et le Bundesrat qui comprend 68 représentants des Länder.

Chaque Land a sa propre constitution (Verfassung). Il est aussi doté d'un Parlement (Landtag) et d'un gouvernement (Landesregierung) issu de la majorité du Landtag. Il est souverain en matière de culture (enseignement, théâtre, musique, etc.), d'organisation des services de police, de droit communal. La Fédération peut élargir les compétences des Länder par des prescriptions-cadres: l'enseignement supérieur, l'aménagement du territoire, la protection de la nature et la conservation des sites naturels sont passés de la compétence de la fédération à celle des Länder. Enfin, les Länder ont la responsabilité de faire respecter les décisions fédérales sur leur territoire. Chacun des Länder peut également lever des impôts. De ce fait, 36% des impôts directs collectés reviennent aux Länder, l'État fédéral en recevant près de 50% et les communes se partageant le reste. La loi fondamentale n'a pas délimité strictement certains domaines législatifs : Pour le droit civil, le droit pénal, le droit économique, le droit du travail, la politique du logement, la politique énergétique, la circulation routière ou encore la gestion des déchets les Länder peuvent légiférer a condition que l'État fédéral l'autorise. Celui-ci ne peut intervenir pour légiférer que pour un besoin uniforme à l'échelle nationale.

Une des particularités de la démocratie allemande est l'institutionalisation du rôle des partis politiques : représenter les citoyens et leur apporter une formation politique.


Géographie de l'Allemagne [modifier]

Carte de l'AllemagneL'Allemagne est un État qui ne connait aucune contrainte naturelle liée au relief ou au climat. Ce pays, bordé au Nord-ouest par la mer du Nord et au Nord-est par la mer Baltique, occupe une place centrale dans l'Union européenne par sa situation, sa puissance démographique, industrielle et commerciale.


Le territoire [modifier]
L'Allemagne a connu des changements territoriaux successifs au XXe siècle. La défaite de 1918 a sonné le glas de l'Empire allemand. Le traité de Versailles de 1919 qui règle le sort de l'Allemagne fait passer la superficie de l'Allemagne de 540 848 km² à {{formatnum:468776]] km². Celle-ci est amputée de l'Alsace-Lorraine, de la Poméranie et d'Eupen et de Malmédy. De plus, pour permettre à la Pologne d'avoir un accès à la mer, la Prusse orientale est séparée du reste de l'Allemagne par le corridor de Dantzig.

Après la défaite de 1945, l'Allemagne est occupée par les vainqueurs. À l'Est, 11 millions d'Allemands sont chassés ou fuient vers l'Ouest. Environ 100 000 km² à l'Est sont rattachés à la Pologne ou à l'URSS. Une des conséquences de la guerre froide est la création en 1949 de la RFA à l'Ouest dans les zones d'occupations des occidentaux suivie par celle de la RDA dans la zone occupée par les soviétiques à l'Est. Il y a désormais deux États allemands : la RFA, une démocratie pluraliste et capitaliste et la RDA, une démocratie populaire avec un parti unique au pouvoir, le parti communiste, et une économie de type socialiste.

Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin, construit en 1961, tombe. L'année suivante la RDA est absorbée par la RFA. Les Allemands sont de nouveau réunis dans un seul État, la RFA. Ce nouvel État doit surmonter le coût de la réunification allemande, c'est à dire investir pour rattraper le retard économique des Länder de l'Est par rapport à ceux de l'Ouest.


Population [modifier]
Voir l'article Démographie de l'Allemagne.
L'Allemagne est peuplée de 82,60 millions d'habitants dont 7,30 millions d'étrangers (chiffres de l'ambassade de France à Berlin). Avec ses 231 habitants par km², l'Allemagne est un des pays les plus densément peuplés d'Europe derrière les Pays-Bas et la Belgique. C'est le pays le plus peuplé de l'Union européenne. L'Ouest reste toutefois plus peuplé que l'Est. En effet, on rencontre d'importantes concentrations urbaines à l'ouest et au sud du pays :

Rhénanie du Nord-Westphalie (18 millions d'habitants),
Bavière (12 millions d'habitants),
Bade-Wurtemberg (10,5 millions d'habitants),
Le taux de natalité de l'Allemagne est l'un des plus faibles (8,25 pour mille) et son accroisement naturel est négatif depuis les années 1980 pour les 11 Länder de l'Ouest. Plusieurs explications peuvent être données à ce phénomène: le faible pourcentage de naissances hors mariage, l'absence totale d'une politique familiale incitative - peu de crêches ni d'école maternelle pour les enfants de moins de 5 ans -, la quasi-obligation pour une femme de s'arrêter de travailler quand elle a un jeune enfant. Jusque qu'au début des années 1990, les cinq Länder de l'Est avaient un taux de fécondité bien plus élèvé qu'à l'Ouest. En effet, pour favoriser le travail des femmes et soutenir la croissance démographique, la RDA avait mis sur pied une véritable politique familiale. Avec la réunification, tous ces avantages ont disparu. La natalité de l'Est de l'Allemagne est aujourd"hui aussi faible que celle de l'Ouest. Aujourd'hui la population allemande n'augmente que grâce à un solde migratoire positif. Mais on peut constater des disparités de situation. Le solde migratoire est négatif à l'Est. Le taux de chômage y est très élevé. Les Ossis migrent vers l'Ouest à la recherche de meilleures conditions de vie.

Pour résoudre le problème du financement des retraites, les assemblées allemandes ont choisi d'élever l'âge légal du départ à la retraite de 65 à 67 ans entre 2012 et 2029[5].

L'Allemagne accueille plus de 6 millions d'étrangers, parmi lesquels les Turcs forment la plus importante minorité, devant les Polonais, les Danois et les Russes. Cette présence turque est parfois cause de frictions, principalement dans les grands centres urbains où ils sont présents.

Il existe en Allemagne des minorités linguistiques historiques : les sorabes qui vivent dans les Länder de Saxe et de Brandebourg et les frisons qui vivent au nord-ouest du Länder de Schleswig-Holstein. Il existe aussi dans cette même région une importante minorité danoise.


Économie [modifier]

Centrale thermique et éoliennes. Peine, Basse-Saxe, Allemagne Voir les articles Économie de l'Allemagne et Liste d'entreprises allemandes.
L'Allemagne est la première puissance économique de l'Union européenne. Elle figure au 3ème rang mondial derrière les États-Unis et le Japon mais devant la République populaire de Chine, le Royaume-Uni et la France.Elle possède pour cela de nombreux atouts: un marché intérieur important, une population active qualifiée grâce l'apprentissage professionnel, et un niveau de vie élevé. Les entreprises et les syndicats allemands fonctionnent en cogestion. Le PIB (produit intérieur brut) allemand s'élève à 2216 milliards $ et le PIB par habitant est de 26 856 d'euros (chiffres de 2004). Le commerce extérieur représente un tiers du PNB : avec un volume d'exportations de 734 milliards d'euros (2004). Le principal moteur de ce commerce extérieur est l'industrie, dont le pourcentage dans le total des exportations se situe à quelque 84% (2004).

L'industrie

L'industrie est un secteur économique très important en Allemagne. Huit millions de personnes, soit 33% de la population active, travaillent dans ce secteur. Les principales secteurs en chiffre d'affaires sont la construction automobile avec 777 000 salariés en 2004, suivie par l'électrotechnique avec 799 000 salariés), la cons­truc­tion mécanique avec 868 000 salariés et l'indus­trie chimique[6]. A côté des grandes entreprises mondialement connues comme Siemens, Thyssen-Krupp ou Bayer, les P.M.E./­ P.M.I. emploient plus de 20 millions de salariés. Dans la construction mécanique, secteur où la RFA détient 19,3% du marché mondial, la grande majorité entreprises a moins de 200 salariés. Ces succès sont dûs à la réputation de bonne qualité des produits allemands en général.

La construction automobile fournit 40% des Exportations allemandes.Un salarié sur sept travaille dans ce secteur. Les grands constructeurs Volkswagen, Audi, BMW, Daimler-Chrysler, Porsche et Opel, filiale allemande de General Motors font de l'Allemagne le troisième producteur d'automobiles mondial. Environ six millions de voitures sortent chaque année des chaines de montage allemandes et 4,8 millions de voitures de marque allemande sont produites à l'étranger.

Les autres secteurs

Comme dans toutes les économies développées, le secteur tertiaire est le premier employeur allemand. Près de 28 millions de personnes y travaillent dont 10 millions dans le commerce, l'hôtellerie, la restauration et les transports. Ce secteur est constitué à plus de 40% de P.M.E./P.M.I.

L'agriculture est également très développée, contrairement aux idées reçues ; en terme de comparaison, l'Allemagne se situe juste derrière la France en terme de production céréalière mais la devance et occupe ainsi le 1er rang européen en ce qui concerne la production de lait.

Une économie tournée vers l'espace mondial

L'économie allemande est particulièrement orientée vers le marché mondial. Les grands par­tenaires commerciaux de l'Allemagne sont la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne. Mais l'Allemgne cherche à développer de nouveaux débouché. Depuis la chute du communisme en Europe de l'Est, elle a accru sa présence dans cette zone. Depuis le début des années 1990, une partie de la production allemande a été délocalisée vers ces pays et. En 2002, 830 000 personnes travaillaient pour des entreprises allemandes dans les anciens pays communistes en 2001, presque aucune avant 1990. Au total, plus de 10% des Exportations allemandes se font vers ces pays, soit autant que vers les États-Unis.

Les pays émergents contituent un défi de taille pour l'Allemagne. L'importance des relations économiques avec la Chine ou l'Inde ne cesse donc de croître. La balance commerciale est fortement déficitaire: 32 milliards d'importations chinoises contre 21 milliards d'exportations vers ce pays en 2004. Les échanges avec l'Inde sont plus modestes. L'Allemagne doit relever le défi de la compétitivité face à des pays où le coût de la main d'½uvre est très faible

L'Allemagne connait depuis 10 ans des difficultés. La concurrence internationale est importante et, les entreprises doivent se moderniser rapidement ou délocaliser, sous peine de faillite. L'Ouest du pays est le plus dynamique, tandis qu'à l'Est (ancienne RDA), de nombreuses entreprises ont dû fermer, ce qui a provoqué une forte hausse du chômage. Le PIB par habitant de l'Allemagne de l'Ouest est beaucoup plus élevé que celui de l'Allemagne de l'Est.


Les régions allemandes [modifier]
La réunification de 1990 a changé l'organisation de l'espace allemand. L'espace rhénan reste cependant le c½ur de l'Allemagne, aussi bien sur le plan économique que sur le sur le plan démographique. La conurbation Rhin-Main est toujours le c½ur industriel de l'Allemagne malgré la nécessaire mutation de la Ruhr. Francfort continue de jouer son rôle de capitale financière du pays.

Depuis le début des années 1960, les régions du sud, le Bade-Wurtemberg et la Bavière sont des espaces attractifs. ce sont des régions aussi bien industrielles (technologies de pointe, complexes militaro-industriels) que touristiques. Le solde migratoire régional est fortement positif.

Depuis la réunification, le centre et le Nord jouissent d'un position privilégiée. Ils sont devenus le nouveau centre géographique de l'Allemagne de puis la réunification. Les ports d'Hambourg et de Brême disposent de l'Hinterland de l'ancienne RDA dont ils étaient privés jusqu'en 1990. Ces ports permettent au Land de Basse-Saxe d'occuper une place majeur dans l'espace mondialisé.

Les cinq Länder de l'Est constituent une périphérie en recosntruction. Le passage d'une économie socialiste à une économie de marché a entrainé la fermeture de nombreuses usines vétustes et peu concurrentielles, le développement de friches industrielles, des migrations régionales vers les Länder de l'Ouest et une forte augmentation du chômage. Le taux de chômage était, fin 2006, de 16, 4%[7] alors qu'il est de 10,1% pour l'ensemble de l'Allemagne. Ceci est dû à une faible compétitivité qui persiste depuis plus de 15 ans, malgré les investissements consentis par le gouvernement fédéral. Cette situation a abouti à un "désamour" entre les Allemands de l'Ouest et les "Ossis", les uns trouvant qu'ils ont payé trop cher l'union, les autres se sentant oubliés par les plus nantis et regrettant l'époque de la RDA. Ce dernier phénomène a été appelé Ostalgie par les journalistes. Cependant, les autorités misent sur les nouveaux élargissements de l'Union européenne à l'Est pour dynamiser l'économie des cinq Länder de l'Est.


Chiffres divers [modifier]
Lignes de téléphone : 150,2 millions (en 1997)
Téléphones portables : 81 millions (en 2006)
Postes de radio : 77,8 millions (en 1997)
Postes de télévision : 51,4 millions (en 1998)
Utilisateurs d'Internet : 25 millions (en 2005)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 123 (en 2000)
Routes : 656 140 km (dont 650 891 km goudronnés) (en 1998)
Voies ferrées : 40 826 km (en 1998)
Voies navigables : 7500 km
Nombre d'aéroports : 613 (dont 322 avec des pistes goudronnées) (en 2000)


Notes [modifier]
↑ L'adjectif allemand alemannisch désigne aujourd'hui trois branches de l'allemand supérieur: le souabe, l'alsacien et le suisse alémanique
↑ http://www.tlfq.ulaval.ca/AXL/Europe/allemagne_demo.htm
↑ 3,0 3,1 3,2 3,3 université de Laval, Québec
↑ mission économe française à Berlin
↑ « Les Allemands passent progressivement à la retraite à 67 ans », dans Le Monde du 30/03/2007, [lire en ligne]
↑ http://www.tatsachen-ueber-deutschland.de/fr/
↑ Le Monde du 17.10.06

Voir aussi [modifier]
Une catégorie de Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur l'Allemagne.

Wikinews propose des actualités concernant « l'Allemagne ».


Bibliographie [modifier]
Serge Berstein et Pierre Milza, Histoire du XXe s,, Hatier, 1984.
Divers articles de l'encyclopaedia Universalis, DVD, 2007.
site du quotidien le Monde, édition abonnés.
Jean Heffer, William Serman,Des révolutions aux impérialismes, Hachette, 1973.
Claude Mangin, L'Allemagne, Belin, Paris, 2003, (ISBN 2701132290)

Liens internes [modifier]
Liste des noms français de toponymes allemands
Cabinet Merkel
Liste d'écrivains allemands
Liste des quotidiens allemands
Luftwaffe (Aviation militaire allemande)
Ennemi héréditaire
Propagande
Revanchisme

Liens externes [modifier]
Site officiel du gouvernement fédéral allemand
[http://www.lagazettedeberlin.de Le bimensuel francophone en Allemagne.
Catégorie Allemagne de l'annuaire dmoz.
Coup d'½il sur l'Allemagne du portail www.bund.de
La mission économique de l'ambassade de France à Berlin
Portail de l'Allemagne (Ambassade d'Allemagne à Paris)
Forum Allemagne et culture allemande
Photos et information d'Allemagne
Allemagne - Faits et réalités (Site du ministère des affaires étrangères allemand)
Liste des sites allemands classés au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO
Le site de l'université de Laval au Québec



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# Posté le mercredi 04 avril 2007 10:08

Modifié le mercredi 04 avril 2007 10:39

bastia

bastia
Pays France
Région Corse
Département Haute-Corse
(préfecture)
Arrondissement Bastia
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 6 cantons
(chef-lieu)
Code INSEE 2B033 (ex 20033)
Code postal 20200
Maire
Mandat en cours Émile Zuccarelli (PRG)
2001-2008
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Bastia
Latitude 42° 42' 03'' Nord
Longitude 09° 27' 01'' Est
Altitudes moyenne : 30 m
minimale : 0 m
maximale : 963 m
Superficie 1938 ha = 19,38 km²
Population sans
doubles comptes 37 884 hab.
(1999)
Densité 1955 hab./km²


Bastia est une commune française, située dans le département de la Haute-Corse et la région Corse.

Ses habitants sont appelés les Bastiais.

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11 Sport
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13 Liens externes



Géographie [modifier]
Située dans le Nord-Est de la Corse, à la base du Cap Corse, Bastia est le principal port de l'île et sa principale ville commerciale. La température moyenne annuelle s'élève à 15,3° et on compte 5 jours de gel par an... Les vents y sont fréquents, et violents, la pluviométrie abondante (+ de 700 mm). Mais on compte 340 jours (!) de soleil par an!


Histoire [modifier]
Avant l'occupation de la Corse par les génois, Cardo était un gros village. À ses pieds, il y avait un petit hameau où habitaient les pêcheurs de Cardo. Ce petit port s'appelait Porto Cardo qui veut dire « le port de Cardo ».

Les génois ont vite senti le besoin de se mettre à l'abri des invasions qui venaient de la mer et ont commencé à construire, du temps du gouverneur Léonello Lomellini, une bastiglia (une bastille), c'est-à-dire une place forte, une citadelle.

Avec le temps, la bastiglia (Bastia) s'est développée, est devenue prospère et est devenue plus importante que Cardo.

Au cours des 50 dernières années, Cardo était la résidence secondaire de Bastiais aisés.

Actuellement, Cardo est un quartier de Bastia, sur les hauteurs du Pigno. De nombreuses personnes quittent cardo pour descendre travailler à Bastia. Toute son histoire est comprise dans sa « bastiglia » la citadelle des origines qui constitue la ville close. Ce sont ici la mer et la montagne qui décident de l'implantation des lieux habités, comme l'exige le relief de l'île. Aussi, Bastia fut capitale au temps de la domination génoise. Elle s'est accrochée aux pentes pour s'étaler plus tard, en gagnant sur l'eau sa place Saint Nicolas.

De la modeste marine qu'elle était au port de commerce qu'elle est devenue, son histoire a été jalonnée des gloires et des vicissitudes que connaissait toute ville fortifiée.

Élue par le patricien génois Léonello Lomellini, en 1353, pour assurer la liaison avec Gênes, elle naquit pour ainsi dire de son rocher sur lequel fut élevé un donjon (bastiglia, d'où son nom) et que, quelque cent ans plus tard, on ceintura de remparts.

Ramassée derrière murailles et bastions, autour de son palais des Gouverneurs, aujourd'hui musée, Terra-Nova veille sur le vieux port, en contrebas. Dans la paix du souvenir, elle ne manque pas de charme avec son réseau de fraîches ruelles.

Deux très intéressants sanctuaires. L'église Sainte Marie, édifiée à partir de 1495, fortement remaniée au début du XVIIe siècle. Derrière cette église, la chapelle Sainte Croix avec une ornementation intérieure exubérante. La chapelle a son trésor : le Christ des Miracles, que vénèrent les Bastiais, trouvé en 1428, flottant sur les eaux, par deux pêcheurs.

La ville basse, Terra-Vecchia, qui avait conquis les Génois, s'est étirée le long de la côte. Malgré les constructions modernes très envahissantes, elle a conservé son cachet de port méditerranéen. Avec ses ruelles pittoresques, la cité a pour c½ur la place Saint Nicolas qui est une longue esplanade ombragée où a été érigée une statue en marbre de Napoléon en toge 1853.

Près du vieux port, l'église Saint Jean-Baptiste à partir de 1583, arbore une noble façade classique, et son intérieur baroque du XVIIIe siècle. Le mobilier remarquable, orgue, chaire, tableaux de la collection du cardinal Fesch.

Quant à la chapelle de l'Immaculée Conception 1611 à la voûte peinte au XIXe siècle et aux murs tendus de velours, elle réunit, dans sa sacristie musée, de nombreuse pièces d'art religieux du XVe siècle et XIXe siècle provenant de sanctuaires de la ville.


Économie [modifier]
Le recensement de 1999 donne le chiffre de 39016 habitants, en hausse de 0.01% par rapport à 1990 (+39 hts). On y compte 10% d'étrangers. Le taux de chômage y est très élevé, 20% en 2004. c'est le premier port français de méditerannée avec plus de 2.3 millions de passagers en 2006. c'est le deuxiéme port français derriere calais ( 15 millions de passagers)

Bastia est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Bastia et Haute-Corse. Elle gère le port de Bastia, et le port de L'Île-Rousse ainsi que l'aéroport de Bastia, Aéroport de Calvi.


Administration [modifier]
Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1968 – 1989 Jean Zuccarelli MRG Maire
1989 – ? Émile Zuccarelli PRG Maire
Toutes les données ne nous sont pas encore connues.


Démographie [modifier]
Évolution démographique 1962 1968 1975 1982 1990 1999
31 375 38 746 42 810 44 020 37 845 37 884
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes


Personnages célèbres [modifier]
Vincent de Moro Giafferi (Xavier Etienne dit Vincent) (1878-1956) :
Celui que l'on surnommait le Grand Moro, député républicain-socialiste, était le patron incontesté des barreaux hexagonaux (l'on se le disputait avec son collègue César Campinchi!). Parmi ses nombreux faits d'arme, il défendit le jeune bulgare accusé de l'incendie du Reichstag. A cette occasion, il interpella directement Hermann Goering : « Alors Goering! Alors prends garde à toi! [...] l'auteur du crime du Reichstag, Goering, c'est toi! ». Ce qui lui vaudra d'être recherché par la Gestapo durant la guerre.

César Campinchi (1882-1941) : Avocat, ministre et homme d'état français.
César Vezzani (1888-1951) : Une des voix les plus fameuses du XX° siècle, « Empereur des ténors » selon le Tsar Nicolas II.
Yves Simonpaoli, dit Paoli (1928-) : Peintre et professeur en chirurgie dentaire.

Monuments et lieux touristiques [modifier]
Bastia est classée Ville d'Art et d'Histoire.

Le musée de la Corse

L'ancien palais des gouverneurs génois héberge un musée d'Ethnographie corse très intéressant.

La forteresse appuyée au donjon et agrémentée d'un campanile du XVIe siècle, monte une garde séculaire sur Terra-Nova et par delà les remparts, sur le vieux port. Terra-Nova, la montagne et le littoral. Tous les domaines y sont abordés : géologie, flore, histoire, arts et traditions populaires, art contemporain.

À travers objets, costumes, pièces de mobilier, gravures et documents divers, le pays revit, des temps néolithiques à l'époque moderne. Dans la cour est conservée la tourelle du sous-marin Casabianca, échappé de Toulon en 1942 qui effectua ensuite la liaison entre l'île et l'Algérie.

Dans un lieu voué à la défense, le jardin des gouverneurs surprend. Aussi mérite-t-il visite, d'autant qu'il jouit d'une vue superbe sur les alentours.


Le port de plaisance avec l'église Saint Jean-BaptisteSur la place St Nicolas, de nombreux cafés invitent à une petite pause. On ne devrait pas manquer de faire des achats à Mattei. Ce magasin sur la place a été ouvert il y a environ 100 ans et il a à peine été transformé depuis. On y trouve ce que le c½ur désire : des spécialités de vins corses, des liqueurs, du miel corse, des gâteaux, de la farine de châtaigne, de la poterie du pays... C'est vrai que c'est un peu cher. On trouve des choses meilleur marché au magasin “ U Muntagnolu ”, à la rue César Campinchi. Une visite s'impose aussi.


Gastronomie [modifier]
Quelques spécialités :

Sardines au Brocciu : Sardines fraîches farcies de Brocciu, fromage constitué de lait caillé de brebis.
Le Baccalà : C'est simplement de la morue. Ce plat a été longtemps considéré comme le plat du pauvre en Corse car son prix était abordable et car, fortement salé, il se conservait facilement.

Tournages de films [modifier]
Rosebud, film américain réalisé par Otto Preminger en 1975.
Forza Bastia, documentaire français réalisé par Jacques Tati et Sophie Tatischeff en 1978.
Mission insulaire, film français réalisé par Thierry Lorenzi en 2005.
L'enquête corse, film français réalisé par Alain Berbérian en 2004.
Cela s'appelle l'aurore, film franco-italien réalisé par Luis Buñuel en 1955.
L'homme de Londres,film hongrois réalisé par Bela Tarr et en cours de tournage sur le vieux port.

Jumelages [modifier]
Erding, Allemagne
Viareggio, Toscane

Sport [modifier]
Bastia s'est distingué au travers de son club de football le Sporting Club de Bastia.

Le club a été finaliste de la Coupe UEFA en 1978 et vainqueur de la Coupe de France de football en 1981. Il a également été finaliste de cette dernière coupe en 1972 et 2002.


Liens internes [modifier]
Communes de la Haute-Corse
Gang de la Brise de mer, groupe de criminalité organisée corse.

Liens externes [modifier]
Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Bastia.

Le site officiel de la Ville de Bastia



Les villes de Corse

Ajaccio · Afa · Aléria · Bastia · Bonifacio · Borgo · Calvi · Corte · Furiani · Ghisonaccia · L'Île-Rousse · Porto-Vecchio · Propriano · Sartène · Saint-Florent ·

# Posté le mercredi 04 avril 2007 10:06

Modifié le mercredi 04 avril 2007 10:45

ajaccio

ajaccio
]Pays France
Région Corse
Département Corse-du-Sud
(préfecture)
Arrondissement Arrondissement d'Ajaccio
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 7 cantons
Code INSEE 2A004 (ex 20004)
Code postal 20000
Maire
Mandat en cours Simon Renucci
2001-2008
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Ajaccien
Latitude 41° 55' 36'' Nord
Longitude 08° 44' 13'' Est
Altitudes moyenne : 38 m
minimale : 0 m
maximale : 787 m
Superficie 8 203 ha = 82,03 km²
Population sans
doubles comptes 52 880 (les Ajacciens) hab.
(1999)
Densité 645 hab./km²


Ajaccio (Aiacciu en langue corse) est une commune française, située dans le département de la Corse-du-Sud et la région Corse. Les habitants d'Ajaccio sont appelés les Ajacciens.

Sommaire [masquer]
1 Géographie
2 Histoire
3 Économie
4 Administration
5 Démographie
6 Personnages célèbres
7 Monuments et lieux touristiques
8 Tournages
9 Jumelage
10 Références
11 Liens internes
12 Liens externes



Géographie [modifier]
Ajaccio est une ville de France, chef-lieu du département de Corse-du-Sud (2A) sur la côte ouest de la Corse, au fond du golfe d'Ajaccio. La commune en elle-même s'étend sur la rive nord du golfe, entre la Gravona et les Îles Sanguinaires (incluses). De nombreuses plages et criques bordent son territoire dont la partie Ouest est particulièrement accidentée (point culminant: 790 mètres).


Histoire [modifier]
Plusieurs hypothèses ont été émises quant à l'étymologie du nom Ajaccio. Parmi celles-ci, la plus prestigieuse prétend que la ville aurait été fondée par le héros grec légendaire Ajax qui lui aurait donné son nom. D'autres explications sont cependant bien plus réalistes. Par exemple, le nom Ajaccio pourrait être apparenté au toscan agghiacciu (enclos à brebis). Une autre explication, étayée par des sources byzantinnes voisines de l'an 600 nomment la ville Agiation, suggérant une origine grecque du mot, agathè pouvant signifier "bonne fortune ou "bon mouillage" (racine également à l'origine du nom de la ville d'Agde).

La ville n'est pas mentionnée par le géographe grec Ptolémée d'Alexandrie au IIe siècle après Jésus Christ, malgré la présence d'une localité nommée Ourkinion dans la Cinarca voisine. Or c'est vraisemblablement à cette époque que la ville d'Ajaccio connut son premier développement. En cette période de prospérité au sein du bassin méditerranéen (la pax romana), le besoin d'un véritable port à même d'accueillir de grands bâtiments à l'aval des différentes vallées qui aboutissent dans le golfe se fit probablement sentir (d'importantes découvertes archéologiques sous-marines récentes d'embarcations romaines tendent à le confirmer). D'autres fouilles menées récemment ont permit la découverte d'importants vestiges paléochrétiens de nature à considérablement réévaluer à la hausse la taille de l'agglomération ajaccienne dans la deuxième partie de l'Antiquité et au début du Moyen Âge. La ville était en tous cas suffisamment notable pour être déjà le siège d'un diocèse, mentionné par le pape Grégoire le Grand en 591. La cité était alors située plus au nord que l'emplacement choisi plus tard par les génois, à l'emplacement des quartiers actuels de Castel Vecchio et Sainte-Lucie.

Il est établi qu'à partir du VIIIe siècle la ville, à l'instar de la plupart des autres communautés côtières corses, déclina fortement et disparut presque complètement. Néanmoins, on sait qu'un château et une cathédrale étaient toujours en place en 1492 et que cette dernière ne fut démolie qu'en 1748.

À la fin du XVe siècle, les Génois désireux d'affirmer leur domination sur le sud de l'île décidèrent de rebâtir la ville d'Ajaccio. Plusieurs sites furent alors considérés : la pointe de la Parata (jugé finalement trop exposé aux vents), l'ancienne ville (considéré finalement insalubre à cause de la proximité de l'étang des Salines), et la Punta della Lechia finalement choisie. Les travaux débutèrent le 21 avril 1492. La ville se développa rapidement et devint la capitale administrative de la province de l'Au Delà Des Monts (plus ou moins l'actuelle Corse-du-Sud), Bastia demeurant la capitale de l'île entière. D'abord une colonie peuplée exclusivement de Génois, la ville s'ouvre lentement aux Corses, même si jusqu'à pratiquement la conquête française, les Ajacciens légalement citoyens de Gênes, se distingueront très volontiers des paesani insulaires. Ces derniers habitants principalement le Borgu, faubourg à l'extérieur des remparts de la cité (l'actuelle rue Fesch en était l'artère principale).

Ajaccio fut occupée par les Français de 1553 à 1559, puis passa définitivement à la France en 1768. La ville fut faite par Napoléon Ier, qui en était originaire, la capitale de l'unique département de l'île au détriment de Bastia. C'est au cours des XIXe et XXe siècles qu'Ajaccio rattrapa son retard sur cette dernière et devint la ville la plus peuplée de l'île (bien que si l'on ajoute les communes avoisinantes, les agglomérations sont de tailles équivalentes). Au XIXe siècle, Ajaccio est une station d'hivernage très prisée de la haute société de l'époque, particulièrement anglaise, à l'instar de Monaco, Cannes, Nice. Une église anglicane fut même bâtie. Le 8 octobre 1943, Ajaccio fut la première ville française libérée de la domination allemande. La ville resta (avec quelques interruptions) un bastion électoral bonapartiste jusqu'aux élections municipales de 2001. La municipalité sortante fut alors battue par une coalition de gauche rassemblant sociaux-démocrates, communistes et... Charles Napoléon, prétendant au trône impérial !


Économie [modifier]

Port d'AjaccioLe secteur tertiaire représente de loin le principal pourvoyeur d'emplois de la ville. Ajaccio est un centre administratif et commercial. Le tourisme balnéaire estival mais aussi culturel, ainsi que la pêche demeurent des secteurs importants dans l'économie. L'industrie est très peu présente.

Ajaccio est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie d'Ajaccio et de la Corse du Sud. Elle gère le port de commerce d'Ajaccio, le port de commerce de Bonifacio, le port de commerce de Porto-Vecchio, le port de commerce de Propriano et le port de plaisance Tino Rossi. Elle gère aussi l'Aéroport d'Ajaccio Campo dell'Oro, et l'aéroport de Figari ainsi que le Palais des Congrès et le Centre du Ricanto.

La ville est desservie par un aéroport international et son port est relié au continent français de manière quasi-quotidienne. Ajaccio est devenu également une escale de croisière notable, de loin la première de Corse et la quatrième de France (derrière Marseille, Nice/Villefranche-sur-Mer, et Cannes).


Administration [modifier]
Ajaccio a été successivement:

un chef-lieu de district du département de Corse, de 1790 à 1793;
chef-lieu du département du Liamone, de 1793 à 1811;
chef-lieu du département de Corse, de 1811 à 1975;
chef-lieu de la région Corse, depuis 1970, et du département de la Corse-du-Sud, depuis 1976.
Ajaccio est chef-lieu de sept cantons:

Le 1er canton est formé d'une partie d'Ajaccio (8 891 habitants);
Le 2e canton est formé d'une partie d'Ajaccio (2 675 habitants);
Le 3e canton est formé d'une partie d'Ajaccio (7 566 habitants);
Le 4e canton est formé d'une partie d'Ajaccio (5 372 habitants);
Le 5e canton est formé d'une partie d'Ajaccio (7 989 habitants);
Le 6e canton est formé d'une partie d'Ajaccio (17 579 habitants);
Le 7e canton est formé d'une partie d'Ajaccio et des communes d'Afa, Alata, Appietto, Bastelicaccia et Villanova (11 547 habitants);
Ajaccio fait partie depuis décembre 2001 de la Communauté d'Agglomération du Pays Ajaccien (CAPA) avec neuf autres communes (Afa, Alata, Appietto, Cuttoli Corticchiato, Peri, Sarrola Carcopino, Tavaco, Valle di Mezzana et Villanova).




Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mai 2001 – Dr Simon Renucci CSD
mars 1994 – mai 2001 Dr Marc Marcangeli CCB
novembre 1975 – février 1994 Charles Ornano CCB
avril 1964 – septembre 1975 Pascal Rossini CCB
mars 1959 – avril 1964 Antoine Serafini CCB
mai 1953 – mars 1959 François Maglioli CCB
janvier 1949 – mai 1953 Antoine Serafini CCB
mai 1947 – janvier 1949 Nocéphore Stephanopoli de Commene CCB
mai 1945 – 1947 Arthur Giovoni PCF
septembre 1943 – mai 1945 Eugène Macchini CCB
mai 1935 – septembre 1943 Dominique Paoli CCB
août 1934 – mai 1935 Hyacinthe Campiglia CCB
mai 1931 – août 1934 François Coty CCB
mai 1925 – mai 1931 Dominique Paoli CCB
mai 1919 – mai 1925 Jérôme Peri Radical
mai 1904 – mai 1919 Dominique Pugliesi Conti CCB
mai 1900 – mai 1904 Pierre Bodoy CCB
mai 1896 – mai 1900 Joseph Pugliesi CCB
mai 1893 – mai 1896 Pierre Petreto CCB
mai 1884 – mai 1893 Joseph Pugliesi CCB
décembre 1877 – mai 1884 Nicolas Peraldi Republicain
Toutes les données ne nous sont pas encore connues.


Démographie [modifier]
Évolution démographique 1910 1930 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
21 458 23 750 31 342 33 642 43 438 49 065 54 089 58 949 52 880
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes


Personnages célèbres [modifier]
Charles Bonaparte (1746-1785) père de Napoléon.
Maria-Letizia Bonaparte (1749-1836) mère de Napoléon.
Félix Pascal Bacciochi, prince de Lucques et de Piombino (1762-1841) époux d'Elisa Bonaparte , s½ur de Napoléon
Joseph Fesch, oncle de Napoléon, cardinal et sénateur (1763-1839)
Joseph Bonaparte (1768-1844) frère de Napoléon et roi de Naples.
Napoléon Bonaparte, empereur des français de 1804 à 1815. (1769-1821)
Les livres d'Histoire retiennent souvent Ajaccio comme ville de naissance de l'Empereur. Pourtant, une petite commune du Finistère, Sainte-Sève, se targue également d'être la commune de naissance de Bonaparte.

Lucien Bonaparte (1775-1840) frère de Napoléon et prince Canino.
Marie-Anne Bonaparte, dite Élisa (1777-1820) s½ur de Napoléon et princesse de Lucques et de Piombino.
Louis Bonaparte (1778-1846) frère de Napoléon et roi de Hollande.
Marie-Paulette Bonaparte, dite Pauline (1780-1825) s½ur de Napoléon et princesse Borghese.
Marie-Annonciade Bonaparte, dite Caroline (1782-1839) s½ur de Napoléon et reine des Deux-Siciles.
Jérôme Napoléon Bonaparte, (1784-1860) frère de Napoléon et roi de Westphalie.



Philippe Antoine, comte d'Ornano (1784-1863) cousin de Napoléon, l'un de ses généraux, élevé à la dignité de maréchal par Napoléon III.
François Coty, Joseph Marie François Spoturno dit François Coty (Ajaccio, 3 mai 1874 - Louveciennes, 25 juillet 1934), industriel et homme politique français ("Artiste, industriel, technicien, économiste, financier, sociologue" indique sa carte de visite) devint l'homme le plus riche de son temps en seulement 20 ans avant de tout perdre. Il a inventé la formule du célèbre Chanel N° 5.
Adolphe Landry, homme politique, démographe et économiste (1874-1956). Il est à l'origine de la théorie de la transition démographique.
Tino Rossi, chanteur (1907-1983) Première vedette mondialement adulée.
Danielle Casanova, militante communiste et héroïne de la résistance (1909-1943). De nombreuses rues et écoles portent son nom sur le continent, principalement dans les villes ayant été communistes. Elle a inspiré au peintre Boris Taslitzky le tableau la mort de Danielle Casanova, exposé à Londres.
Fred Scamaroni, résistant (1909-1943). Un des 26 personnages célébrés par la série de timbres "Héros de la Résistance".
Achille Peretti, homme politique (1911-1983)
Paul Vecchiali, cinéaste né en 1930
Alizée, chanteuse née en 1984

Monuments et lieux touristiques [modifier]
La maison dans laquelle naquit et vécut Napoléon est maintenant un musée national. La ville compte également une citadelle du XVIe siècle ainsi qu'une cathédrale de la Renaissance. Le musée Fesch abrite une très importante collection de peintures italiennes de la Renaissance. La chapelle impériale abrite les sépultures des parents de Napoléon ainsi que de ses frères et s½urs. La bibliothèque municipale conserve de nombreux incunables des XVe et XVIe siècles. De nombreux monuments sont consacrés à Napoléon, le plus spectaculaire étant sans doute celui se situant place du Casone. La vieille ville et le Borgu sont typiquement méditerranéens avec leurs rues étroites et pittoresques. Le quartier dit "des étrangers" comporte nombre d'anciens palaces et de bâtiments autrefois construits pour les hivernants anglais, comme l'église anglicane. Certains d'entre eux sont malheureusement en mauvais état de conservation. Le sentier des Crêtes, qui part du centre ville permet une randonnée facile et offre de splendides panoramas sur le golfe d'Ajaccio. Les rives de ce dernier sont parsemées d'une multitude de plages et petites criques idéales pour la baignade et la plongée sous-marine. La ville dispose de deux ports de plaisance et d'un casino.



Tournages [modifier]
Les Randonneurs, film français réalisé par Philippe Harel en 1997.
The Amazing Race, série américaine réalisée par Elise Doganieri et Bert Van Munster en 2001 (épisode 8).
L'Enquête corse, réalisé par Alain Berbérian Scénaristes Christian Clavier et Michel Delgado (adaptation)(2004)

Jumelage [modifier]
La Maddalena, Sardaigne


Références [modifier]

Liens internes [modifier]
La Madunuccia
Le canal de la Gravona et l'adduction des eaux de consommation de la ville d'Ajaccio.
Prison d'Ajaccio

# Posté le mercredi 04 avril 2007 10:03

Modifié le mercredi 04 avril 2007 10:45